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Actualités - Interviews

Adams pessimiste sur une réunification rapide de l'Irlande

Le leader du Sinn Fein (aile politique de l’IRA), Gerry Adams, a «admis» que «la réunification de l’Irlande n’est pas possible à ce stade du processus», alors que reprenaient hier à Belfast des discussions marathon avec l’objectif de déboucher sur un accord au plus tard le 9 avril. Dans une interview lundi au quotidien suisse «Le Temps», Gerry Adams estime que tout accord après les négociations en cours sera accepté par les républicains comme «une mesure intermédiaire, comme un pas en avant vers une Irlande unifiée». Le leader républicain a affirmé être «optimiste» pour la suite des pourparlers, estimant que «l’obstacle majeur» à un accord reste «le refus du Parti unioniste d’Ulster (principal parti protestant, modéré) de s’impliquer totalement dans le processus. Ses membres refusent toujours de dialoguer avec le Sinn Fein et leur tactique est claire: ils tentent de signer un accord en excluant notre parti». Mais il a prévenu qu’il serait «totalement illusoire d’imaginer qu’une paix durable puisse se fonder sur un accord partial qui ne tienne pas compte des exigences d’une partie aussi importante de la communauté». Gerry Adams a estimé qu’un bon accord réclame «des changements à tous les niveaux», qui réduisent notamment «les inégalités criantes entre les deux communautés (catholiques et protestantes)». Il a également appelé à une «démilitarisation» de la société. «En guise de police, nous vivons avec une milice paramilitaire (...) il faut que les troupes britanniques étrangères soient ramenées dans leur pays et qu’une force de police impartiale soit établie», a-t-il dit. Gerry Adams a une nouvelle fois réclamé la libération des prisonniers politiques et salué l’action du gouvernement britannique. «Le nouveau gouvernement britannique a adopté un style différent», a-t-il dit, estimant qu’il «a la capacité d’amener des changements puisqu’il ne dépend plus des votes unionistes». M. Adams a estimé qu’il «y aura toujours la possibilité d’un retour à un conflit armé», jusqu’à ce «que nous nous attaquions aux racines du conflit». «Nous devons convaincre toutes les personnes qui ont recours aux armes de les abandonner». «Pour amener la paix, il faut modifier les bases de la société et ces conditions de vie», a-t-il conclu. Les dix prochains jours de négociations seront cruciaux, alors que Londres et Dublin, co-parrains du processus, ambitionnent de conclure un accord sur une formule d’autonomie d’ici Pâques et de le soumettre à un double référendum, dans le nord et le sud de l’Irlande, probablement le 22 mai. (AFP)
Le leader du Sinn Fein (aile politique de l’IRA), Gerry Adams, a «admis» que «la réunification de l’Irlande n’est pas possible à ce stade du processus», alors que reprenaient hier à Belfast des discussions marathon avec l’objectif de déboucher sur un accord au plus tard le 9 avril. Dans une interview lundi au quotidien suisse «Le Temps», Gerry Adams estime que tout accord après les négociations en cours sera accepté par les républicains comme «une mesure intermédiaire, comme un pas en avant vers une Irlande unifiée». Le leader républicain a affirmé être «optimiste» pour la suite des pourparlers, estimant que «l’obstacle majeur» à un accord reste «le refus du Parti unioniste d’Ulster (principal parti protestant, modéré) de s’impliquer totalement dans le processus. Ses membres refusent toujours...