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Actualités - Chronologie

Eltsine ne briguera pas un troisième mandat

Boris Eltsine a laissé entendre hier qu’il ne se présenterait pas à l’élection présidentielle de l’an 2000 et qu’il apporterait son soutien à la candidature de Viktor Tchernomyrdine. Selon le chef de l’Etat cité par l’agence de presse russe Interfax, la candidature surprise de Viktor Tchernomyrdine à la course au Kremlin «découlait d’un esprit de coopération» entre lui et son ancien premier ministre. Ce dernier, remplacé la semaine dernière par le jeune Serguei Kirienko, «conduira» la campagne pour le scrutin présidentiel. Boris Eltsine, qui avait savamment entretenu le doute jusqu’ici sur ses intentions, a déclaré, d’après l’agence Itar-Tass, à propos de la campagne présidentielle: «Je n’y prendrais pas part». Le chef de l’Etat a tenu ces propos devant des journalistes triés sur le volet par le Kremlin alors qu’il accueillait le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, venu lui rendre compte de sa récente mission de paix en Irak. C’était la première réaction publique de Boris Eltsine à l’annonce, samedi, de la candidature de Viktor Tchernomyrdine, cinq jours après avoir été congédié de son poste de chef du gouvernement. L’effet d’une bombe Le président, selon Tass, a ajouté que la Russie était une démocratie et qu’il ne lui appartenait pas de désigner un successeur. Il a dit que Viktor Tchernomyrdine n’aurait pas dû donner l’impression que son départ de la tête du gouvernement n’était dû qu’à la volonté du président. «Mais dans le même temps, j’avais à l’esprit qu’il conduise un jour la campagne présidentielle de l’an 2000. Il faut pour cela un dirigeant fort. Et compte-tenu du fait que je n’y participerai pas (à la campagne), nous devons renforcer cela». Pour sa part, l’agence RIA cite le porte-parole du Kremlin, Sergueï Iastrjembsky, selon lequel Boris Eltsine avait approuvé la décision de son ancien premier ministre de se présenter au scrutin de l’an 2000. Dimanche, Viktor Tchernomyrdine avait assuré que ses ambitions présidentielles bénéficiaient du soutien de Boris Eltsine. Ce dernier, qui est âgé de 67 ans et est de santé fragile en raison notamment de problèmes cardiaques, n’avait jamais dit clairement jusqu’ici s’il comptait briguer un troisième mandat présidentiel. Sa décision, il y a tout juste une semaine, de limoger Viktor Tchernomyrdine, son fidèle allié depuis 1992, et de le remplacer par un quasi-inconnu âgé de 35 ans, le ministre du Pétrole sortant Sergueï Kirienko, avait fait l’effet d’une bombe à Moscou. (AFP)
Boris Eltsine a laissé entendre hier qu’il ne se présenterait pas à l’élection présidentielle de l’an 2000 et qu’il apporterait son soutien à la candidature de Viktor Tchernomyrdine. Selon le chef de l’Etat cité par l’agence de presse russe Interfax, la candidature surprise de Viktor Tchernomyrdine à la course au Kremlin «découlait d’un esprit de coopération» entre lui et son ancien premier ministre. Ce dernier, remplacé la semaine dernière par le jeune Serguei Kirienko, «conduira» la campagne pour le scrutin présidentiel. Boris Eltsine, qui avait savamment entretenu le doute jusqu’ici sur ses intentions, a déclaré, d’après l’agence Itar-Tass, à propos de la campagne présidentielle: «Je n’y prendrais pas part». Le chef de l’Etat a tenu ces propos devant des journalistes triés sur le...