Plus de 30.000 habitants de la capitale afghane se sont rassemblés vendredi dans un stade de football pour assister à l’exécution par égorgement de deux meurtriers présumés. Les deux condamnés, Suleiman et Mehrajuddin, n’ayant pas obtenu le pardon des familles de leurs victimes, ont eu la gorge tranchée, un spectacle qui a déchaîné l’enthousiasme des spectateurs et des responsables taliban. Ils étaient accusés d’avoir tué respectivement une et deux personnes à Kaboul. Les deux hommes ont été exécutés, au couteau, à l’endroit où est normalement donné le coup d’envoi des matchs. Les spectateurs avaient auparavant supporté une heure et demie de sermons et de discours des clercs et des responsables taliban. Après l’exécution, les membres de la sécurité des taliban (étudiants en religion au pouvoir à Kaboul) ont repoussé à coups de bâtons et de matraques en caoutchouc les milliers de spectateurs qui tentaient d’envahir le terrain pour voir de plus près le gazon sanglant et les gorges tranchées. Les vendeurs de pop-corn et de cigarettes ont fait de bonnes affaires auprès de leur clientèle, composée uniquement d’hommes et de jeunes garçons, qui bavardait et se relaxait sous un soleil printanier. Le stade, qui peut accueillir jusqu’à 35.000 spectateurs, n’est pratiquement jamais fréquenté par de telles foules lors des matches de football et des combats de catch. Après la suppression d’«obstacles bureaucratiques», les musulmans taliban ont, répondant à la demande, organisé l’application des châtiments publics de la charia dans les plus grands lieux publics de Kaboul. Ces événements sont pratiquement le seul type de divertissement d’habitants en mal de distractions, les taliban leur ayant interdit d’écouter de la musique, de danser, de regarder la télévision ou d’aller au cinéma. Des foules énormes et enthousiastes sont venues durant les deux derniers mois dans le stade voir des voleurs avoir les mains coupées, des hommes et des femmes se faire fouetter ou être fusillés en public. Les taliban contrôlent près des deux-tiers de l’Afghanistan, y compris la capitale Kaboul, et ont imposé une loi islamique stricte à un pays ravagé par 18 ans de guerre civile.
Plus de 30.000 habitants de la capitale afghane se sont rassemblés vendredi dans un stade de football pour assister à l’exécution par égorgement de deux meurtriers présumés. Les deux condamnés, Suleiman et Mehrajuddin, n’ayant pas obtenu le pardon des familles de leurs victimes, ont eu la gorge tranchée, un spectacle qui a déchaîné l’enthousiasme des spectateurs et des responsables taliban. Ils étaient accusés d’avoir tué respectivement une et deux personnes à Kaboul. Les deux hommes ont été exécutés, au couteau, à l’endroit où est normalement donné le coup d’envoi des matchs. Les spectateurs avaient auparavant supporté une heure et demie de sermons et de discours des clercs et des responsables taliban. Après l’exécution, les membres de la sécurité des taliban (étudiants en religion au pouvoir à...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.