S’il en était encore besoin, Erik Zabel a confirmé samedi qu’il ne se connaissait aucun rival dans les sprints, s’adjugeant pour la deuxième année consécutive la mythique classique Milan-San Remo. Comme il l’avait fait en 1997, l’Allemand a patiemment attendu l’entrée de la Via Roma pour placer une accélération fulgurante à laquelle personne ne put résister. Malgré toute sa volonté, le Français Frédéric Moncassin était battu à la régulière, son compatriote Emmanuel Magnin lui soufflant même la deuxième place sur la ligne. «Cette victoire me fait extrêmement plaisir car il est très difficile de réussir le doublé dans Milan-San Remo», a commenté Zabel qui rejoint dans l’histoire de la «Primavera» Laurent Fignon, victorieux en 1988 et 1989. «Je me sentais un peu plus fort que l’an dernier mais je dois aussi remercier mes coéquipiers qui ont fait un travail remarquable jusqu’à la zone des «Capi»», a-t-il ajouté. Esseulé dans le Poggio, Zabel, en chasseur de victoires groupées, s’est logiquement mis à l’abri du peloton, tentant de se faire oublier pendant que l’Italien Alberto Elli assurait le spectacle. Parti dans la dernière difficulté de la journée, Elli comptait une trentaine de mètres d’avance au sommet du Pogio mais les équipiers d’Andreï Tchmil se lançaient à sa poursuite et le reprenaient à deux kilomètres du but dans les rues de San Remo. Moncassin optimiste Se laissant emmener par la meute, Zabel, comme il l’avait fait en 1997 et comme lors de sa victoire dans Paris-Tours en 1994, surgissait dans le dernier kilomètre qu’il avalait seul en tête. L’Italien Mario Cipollini, lâché dans le Poggio, n’était plus là pour lui donner la réplique et le Berlinois de 27 ans, deux fois maillot vert du Tour de France en 1996 et 1997, s’envolait vers son troisième succès dans une épreuve de Coupe du monde. Lancé à ses trousses dans la dernière ligne droite, Moncassin tentait de s’accrocher à sa roue, en vain. «Aujourd’hui il m’a manqué la fraîcheur qu’avait Zabel. Il est vrai que j’ai dû faire un effort seul dans la descente du Poggio pour revenir sur les tout premiers», a commenté le coureur des GAN, toutefois satisfait de sa performance. «C’est la première fois depuis le début de ma carrière que je passe la Cipressa et le Poggio avec les meilleurs. Cela signifie que je suis en avance par rapport aux autres années et que je peux envisager le Tour des Flandres et Paris-Roubaix, mes deux objectifs, avec optimisme». Bien que deuxième de l’épreuve, Magnin semblait plus déçu que son compatriote. «Bien que je sois battu par Zabel, je suis vraiment déçu, a commenté Magnin. J’étais très fort dans le Poggio et j’étais idéalement lancé mais à 300 mètres de l’arrivée j’ai un peu perdu espoir». «Je me suis ensuite ressaisi mais c’était trop tard. Je crois que sans cela j’aurais pu battre Zabel», a dit le coureur de la Française des Jeux. Comme l’an passé, le Poggio, ultime difficulté de la plus longue des classiques cyclistes, n’a pas joué son rôle de juge de paix et les favoris comme Laurent Jalabert ou Andreï Tchmil n’ont pu s’illustrer. Voici le classement de la classique cycliste Milan-San Remo courue sur 294 kilomètres samedi: 1. Erik Zabel (All) 7 heures 10 minutes et 14 secondes 2. Emmanuel Magnien (Fra) 3. Frederic Moncassin (Fra) 4. Stefano Zanini (Ita) 5. Andrei Tchmil (Bel) 6. Filippo Casagrande (Ita) 7. Peter Van Petegem (Bel) 8. Michele Bartoli (Ita) 9. Roberto Petito (Ita) 10. Alberto Elli (Ita) 11. Stephane Heulot (Fra) 12. Mirko Celestino (Ita) 13. Davide Rebellin (Ita) 14. Laurent Dufaux (Sui) 15. Laurent Jalabert (Fra) tous même temps. (Reuters)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats S’il en était encore besoin, Erik Zabel a confirmé samedi qu’il ne se connaissait aucun rival dans les sprints, s’adjugeant pour la deuxième année consécutive la mythique classique Milan-San Remo. Comme il l’avait fait en 1997, l’Allemand a patiemment attendu l’entrée de la Via Roma pour placer une accélération fulgurante à laquelle personne ne put résister. Malgré toute sa volonté, le Français Frédéric Moncassin était battu à la régulière, son compatriote Emmanuel Magnin lui soufflant même la deuxième place sur la ligne. «Cette victoire me fait extrêmement plaisir car il est très difficile de réussir le doublé dans Milan-San Remo», a commenté Zabel qui rejoint dans l’histoire de la «Primavera» Laurent Fignon, victorieux en 1988 et 1989. «Je me sentais un peu plus fort que l’an dernier mais...