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Actualités - Chronologie

Plus de 5000 forêts sacrées en Côte d'Ivoire

La Côte-d’Ivoire compte plus de 5.000 «forêts sacrées», «espaces boisés craints et vénérés», ont indiqué jeudi à Abidjan les représentants de la Croix Verte, organisation de sauvegarde de l’environnement. Bravant les réticences et la méfiance des autorités locales, — les forêts sacrées relèvent du domaine mystico-religieux et nul ne peut s’en approcher sans la bénédiction des populations du cru —, la Croix Verte a entrepris un vaste recensement de ces «espaces dont l’accès et la gestion sont réglementés par les pouvoirs traditionnels». La tâche s’est révélée difficile. L’équipe de la Croix Verte a visité les 7.000 villages du pays, «un travail éprouvant pour les hommes et le matériel roulant», et a dû s’y prendre à deux ou trois fois pour obtenir quelques informations auprès d’ethnies «qui possèdent des sociétés secrètes et ont été hermétiques». Il a fallu avoir recours à de nombreuses «mesures d’incitation»: per diem, dons en nature, sacrifices pour l’initiation des membres du projet... Après ce travail qui s’est étalé sur 18 mois, la Croix Verte a recensé 5.549 forêts sacrées couvrant une superficie globale de 36.434,61 hectares, soit 1% de la superficie totale des forêts ivoiriennes, a indiqué le président de l’association, Hilaire Gomé Gnohité, en présentant les résultats de l’étude. La moitié de ces forêts sont entièrement fermées aux non initiés. La Côte-d’Ivoire compte 60 groupes ethniques regroupés en six grandes aires linguistiques: les Gurs, les Mandés du nord, les Mandés du sud, les Krous, les Akans et les lagunaires. Chacun de ces groupes a une approche différente des forêts sacrées, a relevé la Croix Verte. Pour la plupart, la forêt est cimetière, lieu de rites initiatiques et cérémonies rituelles, «habitat des masques». Certains en font un lieu de culte ou de sacrifice ou encore de règlement des litiges. Toutes les ethnies y gardent leur fétiche, tandis que certaines utilisent la forêt pour la pharmacopée ou «la recherche du bonheur»... Protégées par le secret dont elles sont entourées, ces forêts ont été relativement épargnées par l’exploitation, contrairement aux forêts classées «largement infiltrées» (AFP)
La Côte-d’Ivoire compte plus de 5.000 «forêts sacrées», «espaces boisés craints et vénérés», ont indiqué jeudi à Abidjan les représentants de la Croix Verte, organisation de sauvegarde de l’environnement. Bravant les réticences et la méfiance des autorités locales, — les forêts sacrées relèvent du domaine mystico-religieux et nul ne peut s’en approcher sans la bénédiction des populations du cru —, la Croix Verte a entrepris un vaste recensement de ces «espaces dont l’accès et la gestion sont réglementés par les pouvoirs traditionnels». La tâche s’est révélée difficile. L’équipe de la Croix Verte a visité les 7.000 villages du pays, «un travail éprouvant pour les hommes et le matériel roulant», et a dû s’y prendre à deux ou trois fois pour obtenir quelques informations auprès...