La Chine a dévoilé un ambitieux projet spatial qui vise à l’envoi d’un homme dans l’espace et au lancement d’une sonde lunaire au début du siècle prochain, autant d’objectifs qui soulignent la volonté de Pékin de participer à des programmes spatiaux internationaux. Présentant ce programme spatial devant un parterre de scientifiques internationaux, Ma Xingrui, vice-président de l’Académie chinoise de technologie spatiale, a déclaré que la Chine concentrerait ses efforts sur l’élaboration de vaisseaux d’entraînement et la préparation de vols habités. «La Chine veut s’efforcer de faire avancer la technologie des vols habités à la fin de ce siècle ou au début du prochain et lancera une petite sonde lunaire dès que possible», a déclaré Ma, dont les propos sont rapportés par le quotidien «China Daily». Ma n’a pas donné de détails sur le programme de vols habités sur lequel travaille la Chine depuis déjà plusieurs années. De l’avis des experts, l’objectif d’envoyer un astronaute dans l’espace est encore éloigné pour la Chine qui a toujours manqué de technologie et d’argent pour réussir à devenir une nation à la pointe de la recherche spatiale. «Ils ont des livres de photos de ce qu’ils font et l’un d’eux montre un chien qu’ils doivent être en train de tester pour des vols spatiaux. J’imagine donc qu’ils sont entre l’étape de l’animal et celle de l’humain», a remarqué un expert. Pékin est probablement en train de poser des jalons pour une coopération future avec de grandes puissances spatiales telles que les Etats-Unis, l’Europe, la Russie ou le Japon, a précisé ce spécialiste. «Il est possible que les Chinois essaient d’obtenir certains résultats qui leur permettraient de commencer à participer à des programmes internationaux», a-t-il dit. Ma a expliqué que la Chine continuerait à proposer les services de ses lanceurs aux clients internationaux et qu’elle tenterait notamment de construire des satellites de communications de forte puissance. La Chine a mis son premier satellite en orbite en 1970 et facture à bas prix ses fusées de lancement, proposant ainsi une alternative aux lanceurs américains, européens et japonais. La compagnie américaine Loral Space Communications a signé cette semaine un accord de lancement de satellites avec Pékin. La fusée chinoise Longue Marche 38 devrait effectuer cinq lancements pour Loral entre mars 1998 et mars 2002. Tous les lancements réalisés par la Chine l’année dernière ont été réussis, mais le bilan de sa série Longue Marche est mitigé. La première Longue Marche 3B avait explosé peu après son décollage en février 1996, tuant officiellement six personnes au sol. En août 1996, une fusée du même type avait placé sur une mauvaise orbite un satellite chinois d’une valeur de 120 millions de dollars, laissant ce satellite dériver à tout jamais dans l’espace. (Reuters)
La Chine a dévoilé un ambitieux projet spatial qui vise à l’envoi d’un homme dans l’espace et au lancement d’une sonde lunaire au début du siècle prochain, autant d’objectifs qui soulignent la volonté de Pékin de participer à des programmes spatiaux internationaux. Présentant ce programme spatial devant un parterre de scientifiques internationaux, Ma Xingrui, vice-président de l’Académie chinoise de technologie spatiale, a déclaré que la Chine concentrerait ses efforts sur l’élaboration de vaisseaux d’entraînement et la préparation de vols habités. «La Chine veut s’efforcer de faire avancer la technologie des vols habités à la fin de ce siècle ou au début du prochain et lancera une petite sonde lunaire dès que possible», a déclaré Ma, dont les propos sont rapportés par le quotidien «China...
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