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Actualités - Conferences De Presse

Humour et spontanéité

Le nouveau premier ministre chinois a surpris lors de sa première conférence de presse par son style décontracté d’un professionnel de la politique, qui tranche avec la langue de bois habituelle des dirigeants de Pékin. Maniant l’humour comme le ferait un homme politique occidental, Zhu Rongji s’est éloigné de l’allure rigide et des phrases toutes faites de ses supérieurs hiérarchiques, le président Jiang Zemin et le président du Parlement, Li Peng. Contrairement aux habitudes, le service de presse du gouvernement n’avait pas préparé les questions des journalistes, malgré la retransmission de l’événement en direct à la radio et à la télévision. Zhu Rongji, 69 ans, a aussi recouru à l’autodérision, d’une façon peu courante pour un dirigeant chinois. «J’ai vu ma tête en couverture de votre magazine hier et je me suis trouvé plus beau qu’en «une» de «Newsweek»», a-t-il plaisanté à l’intention du correspondant de cette revue. «Mais je ne vais pas pour autant m’en prendre à «Newsweek», parce qu’à la vérité, je ne suis pas beau du tout», a-t-il ajouté. Refusant de revenir sur le verdict officiel des manifestations de Tiananmen, Zhu Rongji a cependant montré la limite de son ouverture d’esprit. «En ce qui me concerne, quel que soit le nom que l’on me donne dans les médias étrangers — le Gorbatchev chinois ou le tsar de l’économie — je n’en suis pas satisfait», a-t-il dit sur un ton aigre-doux. S’exprimant sans notes pendant une heure et demie, Zhu Rongji n’a écarté qu’une seule question, sur son expérience des camps de travail pour avoir été étiqueté «droitier» lors de «la campagne de rectification» de 1958. «J’ai retiré beaucoup de cette période, mais cette partie de ma vie s’est également avérée pénible et je ne souhaite pas l’évoquer», a-t-il simplement répondu. (AFP)
Le nouveau premier ministre chinois a surpris lors de sa première conférence de presse par son style décontracté d’un professionnel de la politique, qui tranche avec la langue de bois habituelle des dirigeants de Pékin. Maniant l’humour comme le ferait un homme politique occidental, Zhu Rongji s’est éloigné de l’allure rigide et des phrases toutes faites de ses supérieurs hiérarchiques, le président Jiang Zemin et le président du Parlement, Li Peng. Contrairement aux habitudes, le service de presse du gouvernement n’avait pas préparé les questions des journalistes, malgré la retransmission de l’événement en direct à la radio et à la télévision. Zhu Rongji, 69 ans, a aussi recouru à l’autodérision, d’une façon peu courante pour un dirigeant chinois. «J’ai vu ma tête en couverture de votre...