Le chef de la diplomatie libanaise, M. Farès Boueiz, a affirmé «qu’Israël a entrepris dernièrement de promouvoir auprès de l’opinion publique arabe et internationale des propositions anciennes dans leurs contenus, nouvelles dans leurs formes». Il a souligné que «le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a adopté un nouveau plan médiatique pour améliorer son image devant l’opinion publique donnant l’impression qu’il existe des aspects positifs dans ses propositions alors qu’il tente d’occulter les difficultés entravant tout progrès sur le front palestinien et de détourner l’attention de l’opinion publique israélienne du coût de l’occupation israélienne du Liban-Sud». Le ministre des Affaires étrangères, M. Farès Boueiz a pris la parole, hier, lors de la réunion du comité politique du conseil de la Ligue arabe, au Caire, pour exposer la position officielle du Liban concernant la proposition israélienne relative à l’application de la 425. M. Boueiz avait pris la décision d’intervenir, peu après son arrivée lundi au Caire, après avoir été informé par son homologue égyptien Amr Moussa que l’impression, qui prévaut au sein de plusieurs délégations arabes participant à la conférence ministérielle de la Ligue, est que le Liban ne souhaite pas une application de la 425 dans les circonstances actuelles. M. Boueiz a souligné que «Netanyahu tente de vider la 425 de son contenu en donnant l’impression que la résolution implique des négociations, des arrangements de sécurité et d’autres démarches». M. Boueiz a déclaré que «cette résolution est importante dans la mesure où c’est une résolution claire, explicite et concise qui stipule un retrait israélien immédiat, total et sans condition des territoires occupés du Liban jusqu’au delà des frontières internationalement reconnues». Et de poursuivre: «A présent, Israël tente de déformer, et de changer la résolution en l’associant à des conditions qui n’existent pas. Il parie sur le fait que l’opinion publique se contentera de lire une partie de cette résolution ignorant celle qui se rapporte à l’exécution. Ainsi, l’Etat hébreu paraîtra disposé à exécuter la résolution mais à certaines conditions qui seront étudiées dans le cadre de négociations. La deuxième étape consistera à entraîner le Liban dans des négociations. En s’installant en face d’Israël autour d’une table de négociations, nous aurons admis le fait que la résolution 425 n’est pas applicable sans condition et sans une nouvelle formulation. L’Etat hébreu nous aurait arraché des concessions quant au caractère contraignant de la 425 et du mécanisme de son application prévu dans la 426», a-t-il dit. M. Boueiz a estimé que «l’étape ultérieure serait celle de l’adoption d’arrangements de sécurité et l’octroi de garanties qui sont à la fois des termes abstraits et flexibles. Si le Liban et Israël ne concluent pas un accord sur ces deux éléments et sur le sort de l’ALS, il sera impossible au Liban de réclamer au Conseil de Sécurité l’application de la 425». Selon M. Boueiz, Netanyahu n’a pas d’autres tâches que celle de saborder les fondements sur lesquels les pays arabes se basent. «Partant de là, le Liban ne tombera pas dans le piège dans lequel sont tombés d’autres. Il est devenu naïf de commettre la même erreur», a-t-il dit. Au terme de son intervention, en réponse à une question sur le sort de l’ALS dans le cas d’un retrait israélien du Liban-Sud, M. Boueiz a déclaré que cette question est une affaire intérieure libanaise.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le chef de la diplomatie libanaise, M. Farès Boueiz, a affirmé «qu’Israël a entrepris dernièrement de promouvoir auprès de l’opinion publique arabe et internationale des propositions anciennes dans leurs contenus, nouvelles dans leurs formes». Il a souligné que «le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a adopté un nouveau plan médiatique pour améliorer son image devant l’opinion publique donnant l’impression qu’il existe des aspects positifs dans ses propositions alors qu’il tente d’occulter les difficultés entravant tout progrès sur le front palestinien et de détourner l’attention de l’opinion publique israélienne du coût de l’occupation israélienne du Liban-Sud». Le ministre des Affaires étrangères, M. Farès Boueiz a pris la parole, hier, lors de la réunion du comité politique du...