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Actualités - Chronologie

Assises franco-africaines fin novembre à Paris

Une quarantaine de représentants de pays africains, réunis dans la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou, avec deux ministres français, ont débattu hier de la mise en place d’une force d’intervention opérationnelle sur le continent africain. Des discussions sur les moyens de faire face militairement aux soubresauts qui agitent l’Afrique précéderont la tenue, du 26 au 28 novembre prochain à Paris, d’un sommet franco-africain qui aura pour thème cette année «l’Afrique et les questions de sécurité». La conférence ministérielle de Ouagadougou, en présence des ministres français des Affaires étrangères Hubert Védrine et de la Coopération Charles Josselin, fera également le bilan du dernier sommet France-Afrique de décembre 1996 à Ouagadougou. Elle évoquera deux thèmes qui suscitent beaucoup d’interrogations en Afrique francophone: la réforme du ministère français de la Coopération et l’avenir de la convention de Lomé qui lie l’Europe aux pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) jusqu’à l’horizon 2000. Cette réunion ministérielle, qui se tient traditionnellement entre deux sommets franco-africains, aura, semble-t-il, une participation moindre que les réunions précédentes du même type. Concrètement, les participants à la réunion de Ouagadougou doivent faire tout d’abord un bilan du précédent sommet franco-africain dans la capitale Burkinabé fin 96 qui avait stipulé dans sa résolution finale que «le développement pour être durable doit reposer sur un état de droit et passer par l’organisation d’une administration efficace garantissant la bonne gestion des affaires publiques permettant la réalisation de ce bien-être collectif». Selon des participants à la réunion ministérielle, aucune avancée ne semble avoir été enregistrée sur ce thème de la «bonne gouvernance et du développement» qui avait été au centre de la réunion de décembre 96 dans la capitale Burkinabé. Pour ce qui est de la mise sur pied d’une force d’intervention africaine, qui avait été évoquée, publiquement pour la première fois lors du sommet franco-africain de Diari fin 1994, les Etats africains et la France semblent avoir notablement progressé. De l’avis des participants à la réunion de Ouagadougou, les expériences de la force inter-africaine (MISAB) en Centrafrique et de l’ECOMOG à direction nigériane en Sierra Leone, ou la volonté de groupements régionaux tels que la SADEG (pays d’Afrique australe) d’intervenir dans leur sphère d’influence, font avancer l’idée en Afrique d’une intervention africaine avec l’aide logistique et financière de pays développés tels que la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. La France, selon des sources proches de sa délégation, est favorable à la mise en place, sous l’égide de l’OUA (Organisation de l’unité africaine) et des Nations Unies dans les pays concernés, de forces africaines formées aux interventions humanitaires et disposant d’un appui médical, en matière de transmission, etc. Cette force, dont l’unité de base sera le bataillon (entre 100 et 200 hommes), a été testée récemment par des manœuvres, aux frontières du Sénégal, du Mali et de la Mauritanie avec l’appui logistique de la France, des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne. (AFP)
Une quarantaine de représentants de pays africains, réunis dans la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou, avec deux ministres français, ont débattu hier de la mise en place d’une force d’intervention opérationnelle sur le continent africain. Des discussions sur les moyens de faire face militairement aux soubresauts qui agitent l’Afrique précéderont la tenue, du 26 au 28 novembre prochain à Paris, d’un sommet franco-africain qui aura pour thème cette année «l’Afrique et les questions de sécurité». La conférence ministérielle de Ouagadougou, en présence des ministres français des Affaires étrangères Hubert Védrine et de la Coopération Charles Josselin, fera également le bilan du dernier sommet France-Afrique de décembre 1996 à Ouagadougou. Elle évoquera deux thèmes qui suscitent beaucoup...