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Actualités - Chronologie

Assassinat de l'évêque d'Alger : sept islamistes condamnés à mort

Sept membres d’un groupe islamiste ont été condamnés à mort à Oran (Ouest) pour leur implication dans l’attentat en août 1996, contre l’évêque de cette ville Mgr Pierre Claverie, tué par une bombe. Un accusé a été condamné à trois ans de prison ferme, un a été condamné à deux de prison avec sursis et deux autres ont été acquittés, selon le jugement de la cour criminelle, donné par l’agence (officielle) APS. Le deuxième accusé s’était constitué prisonnier durant le procès, entamé dimanche, selon un journaliste local qui assistait à l’audience. Le procureur n’avait requis que quatre peines capitales. Si la peine de mort est fréquemment prononcée dans les affaires de «terrorisme», aucune exécution n’a eu lieu depuis cinq ans. Mgr Claverie et son chauffeur Mohamed Bouchikhi avaient été tués par l’explosion d’une bombe à l’intérieur de l’évêché d’Oran, le 1er août 1996. Mgr Claverie rentrait d’Alger, où il venait de rencontrer le chef de la diplomatie française de l’époque, Hervé de Charrette, venu en visite officielle. Trois des personnes directement impliquées dans l’assassinat avaient été tuées quelques mois plus tard par les forces de sécurité, selon les autorités. Les accusés étaient poursuivis pour «appartenance à un groupe terroriste et participation à un assassinat avec préméditation et guet-apens», selon l’acte d’accusation. Les accusés, habitant le quartier déshérité Petit Lac, avaient servi de groupe de soutien — hébergement, transport, surveillance — aux trois hommes du Groupe islamique armé (GIA) chargés de l’assassinat. L’assassinat aurait été ordonné par l’émir (chef) du GIA de l’ouest, Mustapha Akkal, dit Gharib (le solitaire), âgé de 28 ans et dont la tête est mise à prix pour 4,5 millions de dinars (78.000 USD). Selon un journaliste local, plusieurs accusés ont affirmé que leurs aveux avaient été obtenus sous la torture. L’assassinat de Mgr Claverie avait suscité une vive émotion à Oran et dans toute l’Algérie, ainsi qu’en France. De nationalité algérienne, Pierre Claverie était un évêque à la forte personnalité, qui se savait menacé. Il avait dénoncé à plusieurs reprises les exactions commises au nom de l’islam en Algérie. Quelques semaines avant sa mort, sept moines français du monastère de Tibéhirine (sud-ouest d’Alger) avaient été retrouvés assassinés après avoir été élevés par un commando du GIA. Les sept condamnés à mort ont été identifiés comme Kaddour A., Mohamed O., Ahmed K., Benyahia A., Abdelkrim B., Houari L.B. et Ahmed S. (AFP)
Sept membres d’un groupe islamiste ont été condamnés à mort à Oran (Ouest) pour leur implication dans l’attentat en août 1996, contre l’évêque de cette ville Mgr Pierre Claverie, tué par une bombe. Un accusé a été condamné à trois ans de prison ferme, un a été condamné à deux de prison avec sursis et deux autres ont été acquittés, selon le jugement de la cour criminelle, donné par l’agence (officielle) APS. Le deuxième accusé s’était constitué prisonnier durant le procès, entamé dimanche, selon un journaliste local qui assistait à l’audience. Le procureur n’avait requis que quatre peines capitales. Si la peine de mort est fréquemment prononcée dans les affaires de «terrorisme», aucune exécution n’a eu lieu depuis cinq ans. Mgr Claverie et son chauffeur Mohamed Bouchikhi avaient été...