Conférence régionale sur les mines antipersonnel à Budapest
le 26 mars 1998 à 00h00
Des représentants des anciens pays communistes d’Europe de l’Est doivent se réunir aujourd’hui à Budapest pour une conférence régionale sur les mines antipersonnel pour faire avancer la ratification du traité international d’interdiction des mines signé le 5 décembre dernier à Ottawa. Signé par 124 pays, ce traité n’entrera en vigueur qu’après la ratification par les Parlements de 40 Etats. Jusqu’à présent seulement six pays ont ratifié le traité. La Hongrie est le seul pays de la région est-européenne à l’avoir fait. L’objectif principal de la conférence de trois jours à Budapest est d’attirer l’attention des pays sur la nécessité de ratifier ce traité pour bannir définitivement ce type d’arme. «Tant que ce traité n’est pas entré en vigueur dans le monde entier, nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers», a déclaré M. Lloyd Axworthy, ministre canadien des Affaires étrangères, lors d’une réunion consacrée aux mines à Ottawa lundi dernier. Le ministre canadien doit participer à la conférence de Budapest en même temps que des représentants de l’ex-Yougoslavie, de la Russie et d’autres pays de l’Europe de l’Est. La présence de la Russie à la conférence est d’autant plus appréciée que ce pays compte parmi les principaux producteurs de mines et n’a pas signé le traité d’interdiction. La conférence de Budapest a été organisée par le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) et la Campagne internationale contre les mines antipersonnel (ICBL et sa coordination américaine Jody Williams), lauréats du Prix Nobel de la Paix. «Parler des mines antipersonnel est important car des grands producteurs dont la Russie, les Etats-Unis et la Chine ont refusé de signer le traité d’interdiction», a estimé M. Zoltan Toth, représentant de la Croix-Rouge. Selon le CICR quelque 2.000 personnes dont trois quarts sont des civils sont tuées ou blessées tous les mois par des mines dans le monde. «Il existe des champs de mines aux frontières de la Bulgarie et à la frontière entre la Finlande et la Russie qui datent de la Seconde Guerre mondiale», selon M. Toth. Quelque 12,5 millions de mines se trouvent sur le seul territoire de l’ancienne Yougoslavie, dont six millions en Bosnie, autant en Croatie, selon lui. Le document de ratification du traité d’interdiction sera signé par le président hongrois Arpad Goncz. (AFP)
Des représentants des anciens pays communistes d’Europe de l’Est doivent se réunir aujourd’hui à Budapest pour une conférence régionale sur les mines antipersonnel pour faire avancer la ratification du traité international d’interdiction des mines signé le 5 décembre dernier à Ottawa. Signé par 124 pays, ce traité n’entrera en vigueur qu’après la ratification par les Parlements de 40 Etats. Jusqu’à présent seulement six pays ont ratifié le traité. La Hongrie est le seul pays de la région est-européenne à l’avoir fait. L’objectif principal de la conférence de trois jours à Budapest est d’attirer l’attention des pays sur la nécessité de ratifier ce traité pour bannir définitivement ce type d’arme. «Tant que ce traité n’est pas entré en vigueur dans le monde entier, nous ne pouvons pas...
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