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Actualités - Chronologie

Les Sherlock Holmes de l'informatique à la rescousse du FBI

La Sûreté fédérale américaine (FBI) vient de se doter de véritables Sherlock Holmes du 21e siècle: des spécialistes de l’informatique chargés de damer le pion aux criminels cybernétiques. Le NIPC, Centre de protection de l’infrastructure nationale, mis sur pied le 26 février, est notamment chargé de l’analyse des menaces et de la détection des crimes informatiques. Issue du Centre pour les enquêtes informatiques et l’analyse des menaces à l’infrastructure (CITAC), mis sur pied par le FBI en 1996, la nouvelle division comprendra à terme 85 employés, issus du FBI , du Département de la défense, des Agences de renseignement et de l’industrie, selon la police fédérale. Sa mission, affirme Michael Vatis, patron de la nouvelle division, est «d’enquêter sur les actes illégaux perpétrés à l’aide d’ordinateurs et de technologies informatiques et sur ceux, tant physiques que cybernétiques, qui menacent ou sont dirigés contre nos infrastructures vitales». Ces infrastructures, dont le réseau électrique ou celui des gazoducs, sont gérées par des ordinateurs reliés aux réseaux de communications nationaux, et même à l’Internet, et donc exposées à la menace de piratage informatique. Une fois introduit dans un système, un pirate «peut causer des dégâts bien plus étendus qu’il ne l’aurait imaginé au moyen d’une arme physique, comme une bombe», a affirmé M. Vatis lors d’une audition au Congrès. La semaine dernière, par exemple, un mineur a été condamné aux Etats-Unis pour avoir utilisé son ordinateur personnel pour dérégler, six heures durant, le fonctionnement de la tour de contrôle d’un aéroport du Massachusetts. Et en Israël, les autorités ont arrêté un jeune pirate soupçonné d’avoir forcé le système informatique du Pentagone américain et qui aurait pénétré des centaines d’autres sites «sensibles», via Internet. Bombes électroniques Mais le FBI craint aussi d’autres types d’intrusion, cette fois de la part de terroristes ou même de gouvernements étrangers, qui pourraient ainsi s’attaquer aux infrastructures sensibles du pays. Outre le piratage informatique, des moyens plus directs, dont des «bombes électroniques», peuvent être dirigés contre les ordinateurs d’avions militaires, de centrales nucléaires ou même de centres financiers, comme Wall Street. Un journal suédois révélait par exemple en janvier que la Défense suédoise avait testé une «bombe électronique» achetée en Russie, capable de griller, au moyen d’émissions à haute énergie, les cerveaux d’ordinateurs. Cette arme, qui émet des pulsations ultracourtes à haute énergie, est en fait silencieuse et peut être transportée dans une fourgonnette. «Bien que nous n’ayons pas souffert l’équivalent électronique d’un Pearl Harbor ou d’un Oklahoma City comme certains le prévoyaient, les statistiques et nos enquêtes prouvent que nous sommes dangereusement vulnérables aux attaques cybernétiques», selon M. Vatis. Selon une étude de l’industrie informatique, 64% des entreprises commerciales recensées ont fait état l’an dernier d’intrusions dans leurs ordinateurs, a affirmé M. Vatis. Et en 1995, on estimait à 250.000 le nombre «d’attaques» contre des réseaux informatiques du Département de la défense, a-t-il ajouté. (AFP)
La Sûreté fédérale américaine (FBI) vient de se doter de véritables Sherlock Holmes du 21e siècle: des spécialistes de l’informatique chargés de damer le pion aux criminels cybernétiques. Le NIPC, Centre de protection de l’infrastructure nationale, mis sur pied le 26 février, est notamment chargé de l’analyse des menaces et de la détection des crimes informatiques. Issue du Centre pour les enquêtes informatiques et l’analyse des menaces à l’infrastructure (CITAC), mis sur pied par le FBI en 1996, la nouvelle division comprendra à terme 85 employés, issus du FBI , du Département de la défense, des Agences de renseignement et de l’industrie, selon la police fédérale. Sa mission, affirme Michael Vatis, patron de la nouvelle division, est «d’enquêter sur les actes illégaux perpétrés à l’aide...