Les possibilités de contacts dans le cyberespace, les facilités grandissantes des voyages et la pauvreté qui pousse les parents à vendre leurs enfants sont autant de facteurs qui encouragent une globalisation de la pédophilie à l’échelle mondiale, a indiqué mardi à Manille un expert d’Interpol. Paul Higdon, directeur des services de renseignement et de liaison de l’Interpol qui participe à une conférence de trois jours à Manille sur la criminalité transnationale, a fait état dans une interview avec des journalistes d’une «subversion» du Web et des services de l’Internet pour servir le trafic des femmes et des enfants. Les organisations opéraient auparavant dans ces secteurs par courrier ou par petites annonces dans les journaux, a souligné M. Higdon, «mais maintenant, ils ont trouvé l’Internet où ils s’aménagent de petits salons de conversation». «Il s’agit d’aires codées sur le réseau où ils peuvent converser et échanger des images malpropres et faire tout ce que les pédophiles font», a poursuivi le directeur du département de l’Interpol. Remarquant qu’il était «très difficile de policer Internet», Paul Higdon a poursuivi: «Nous essayons de maîtriser ce problème et de mieux comprendre comment ces personnes opèrent. Nous sommes en contact avec les fournisseurs de réseaux pour obtenir leur aide et empêcher que cette merveilleuse méthode de communication soit détournée à des fins criminelles». Selon Alberto Bradanini, du bureau des Nations Unies pour la prévention de la criminalité, qui participe également à la conférence, les enfants dans les pays sous-développés sont mis en état d’«esclavage sexuel au service de pédophiles étrangers». «Cette situation ne doit pas être tolérée», a-t-il poursuivi, soulignant qu’il existait peu de données sur l’étendue du trafic des femmes et des enfants mais que ses services avaient entamé une «étude majeure» sur le sujet afin de «mettre au point une stratégie de lutte». Les pédophiles étrangers, a déclaré mardi devant les représentants des 50 pays participant à la conférence le ministre philippin de la Justice, Silvestre Bello, «se répandent dans des buts sexuels dans les pays en voie de développement où ils pensent être moins exposés aux risques de contamination par le virus du sida». Les fréquences de plus en plus intenses des liaisons aériennes favorisent, selon Paul Higdon, le déplacement des pédophiles d’un pays à l’autre. «De par la nature même des voyages aériens, il est extrêmement aisé actuellement de traverser les frontières, et au lieu de crimes au niveau national, vous avez maintenant très fréquemment des crimes commis au niveau international, et la pédophilie est certainement l’un d’entre eux», a-t-il expliqué. Paul Higdon a souligné «l’attirance exercée sur les pays développés par les pays sous-développés, où les parents vendent même leurs enfants à des groupes de pédophiles». (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les possibilités de contacts dans le cyberespace, les facilités grandissantes des voyages et la pauvreté qui pousse les parents à vendre leurs enfants sont autant de facteurs qui encouragent une globalisation de la pédophilie à l’échelle mondiale, a indiqué mardi à Manille un expert d’Interpol. Paul Higdon, directeur des services de renseignement et de liaison de l’Interpol qui participe à une conférence de trois jours à Manille sur la criminalité transnationale, a fait état dans une interview avec des journalistes d’une «subversion» du Web et des services de l’Internet pour servir le trafic des femmes et des enfants. Les organisations opéraient auparavant dans ces secteurs par courrier ou par petites annonces dans les journaux, a souligné M. Higdon, «mais maintenant, ils ont trouvé l’Internet où ils...