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Actualités - Chronologie

On attendait l'artiste à l'Assembly Hall Z'avez pas vu Ziad ? ...

.. Il aura fallu attendre, attendre et encore attendre Ziad Rahbani et il n’est pas venu. L’«enfant prodige» devait donner un concert hier soir à l’Assembly Hall, de l’AUB. 9h: une salle pleine à craquer trépigne d’impatience. Sa troupe, bien nommée, le «Left Hand Band and Co» est au complet. Le show commence mais la star reste à l’ombre. La troupe enchaîne succès après succès. On se dit que Ziad fait délibérément attendre ses fans, histoire de chauffer l’atmosphère, de mijoter une entrée sur scène encore plus triomphante. Le poète Talal Haïdar prend le micro: «Ziad a eu une altercation avec des agents des forces de sécurité postés devant l’université. Cela lui a mis les nerfs en boule. Il dit qu’il vaut mieux ne pas jouer de la musique dans des conditions pareilles». Murmures désapprobation dans la salle. Mais la musique reprend. Des fans crient leur mécontentement «On veut Ziad!» «Il est où ?»... Au premier rang, les députés Najah Wakim et Moustafa Saad. M. Wakim sort de l’Assembly Hall, cellulaire en main. On apprendra plus tard qu’il a entamé des pourparlers avec l’artiste pour le convaincre de ne pas laisser tomber ses admirateurs. Najah Wakim fera la navette à plusieurs reprises mais n’est pas Kofi Annan qui veut... Rahbani restera ferme sur sa décision. Paul Achkar, journaliste et ami de Ziad, s’empare du micro et se lance dans un discours politico-social, exhortant les jeunes à faire pression sur le gouvernement pour accélérer les élections municipales. Il ne trouve pas écho à son manifesto. Les jeunes veulent entendre et voir Ziad. A 11h, une collaboratrice de Ziad, Layal, déclare à une assemblée bouillonnante de rage que Ziad arrive: «Il est devant le grand portail de l’université». Applaudissements. Tout le monde respire. La soirée n’est pas ratée après tout. Les admirateurs de Ziad sont prompts à lui pardonner ses caprices. 11h10mn, on nous apprend que les forces de sécurité l’ont empêché de franchir le seuil de l’ AUB parce qu’il n’avait pas ses papiers d’identité. Najah Wakim monte sur scène, dans une dernière tentative de sauver la face. On n’aura pas su pourquoi Ziad Rahbani a boudé, hier soir. Des sources proches de l’AUB ont affirmé qu’ une de ses collaboratrices avait vivement protesté contre les mesures de sécurité déployées à l’entrée de l’AUB. Elle aurait appelé Rahbani, encore chez lui, pour lui exprimer son vif mécontentement. L’«enfant prodige» aurait décidé alors de ne plus fouler ce sol «pro-américain» et de se cantonner dans son «home sweet home». Quoi qu’il en soit, et pour les 850 personnes qui auront attendu, attendu et encore attendu Ziad ce soir là, une seule chose compte: il n’est pas venu. Pur produit d’une peuple têtu «Al Chaab el Anid» comme il dit lui-même, Ziad Rahbani aura, encore une fois, fait un pied de nez géant à l’establishment... Reste à savoir s’il sera pardonné...
.. Il aura fallu attendre, attendre et encore attendre Ziad Rahbani et il n’est pas venu. L’«enfant prodige» devait donner un concert hier soir à l’Assembly Hall, de l’AUB. 9h: une salle pleine à craquer trépigne d’impatience. Sa troupe, bien nommée, le «Left Hand Band and Co» est au complet. Le show commence mais la star reste à l’ombre. La troupe enchaîne succès après succès. On se dit que Ziad fait délibérément attendre ses fans, histoire de chauffer l’atmosphère, de mijoter une entrée sur scène encore plus triomphante. Le poète Talal Haïdar prend le micro: «Ziad a eu une altercation avec des agents des forces de sécurité postés devant l’université. Cela lui a mis les nerfs en boule. Il dit qu’il vaut mieux ne pas jouer de la musique dans des conditions pareilles». Murmures...