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Actualités - Chronologie

Chute en bourse de France Télécom

L’action France Télécom a chuté jeudi en Bourse dans un gros volume, après la publication la veille de résultats 1997 et de perspectives 1998 décevantes, qui ont entraîné une série de révisions en baisse des recommandations sur le titre. Toutefois, des gérants de portefeuille rapportent que plusieurs sociétés de Bourse n’osent pas passer à la vente de peur d’être exclues du syndicat de placement d’une éventuelle seconde tranche du capital. Deux sociétés de Bourse, SBC Warburg, et Deutsche Bank, sont passées d’«acheter» à «conserver» sur le titre, et CPR Finance est passée d’«acheter» à «accumuler», alors que Transbourse est, elle, carrément passée d’«accumuler» à «alléger», apprend-on sur le marché. Les analystes soulignent que le résultat opérationnel baisse de 13% par rapport à 1996, alors qu’ils s’attendaient à ce qu’il soit stable, et que le groupe ne prévoit pas d’amélioration significative du résultat 98. Vers 12h35, le titre perd 9% à 322,70 dans un volume de 4,2 millions de pièces, après avoir atteint un plus haut historique de 364,80 FF en séance la veille. L’indice CAC 40 gagne 0,06% à ce stade de la séance. Des gérants interrogés par Reuters relèvent le double discours de beaucoup d’intermédiaires, qui sont acheteurs ou neutres sur la valeur officiellement, mais qui préconisent officieusement la vente à leurs clients. «Ils ne veulent pas baisser car ils veulent être bien placés dans le syndicat pour la deuxième tranche (de capital mise sur le marché)» explique une gérante. Les sociétés de Bourse croient à une mise sur le marché un jour ou l’autre d’une deuxième tranche de capital de France Télécom — bien que le ministre des Finances Dominique Strauss-Kahn ait déclaré ce matin que le gouvernement ne l’envisageait pas pour l’heure. L’Etat n’a mis que 23% du capital en Bourse. «Ils auraient bien envie de passer à la vente, mais il y a la deuxième tranche», confirme un second gérant qui qualifie de «pas bons, vraiment pas bons» les résultats de France Télécom. Un autre encore qui juge le titre «hors de prix», ironise sur le marché qui vient «d’inventer le concept de valeur de décroissance qui se paye cher». Quant à Deutsche Bank, elle avait anticipé une hausse de 6% du bénéfice net 1998 de l’opérateur et révise en conséquence son estimation à 15,5 milliards de francs pour cette année, au lieu de 16,5 milliards auparavant. La société de Bourse de la banque souligne dans son rapport quotidien à ses clients que le résultat net est en ligne avec ses prévisions, mais que la marge brute d’exploitation est inférieure à ses attentes. Transbourse, la seule société de Bourse à passer à la vente, souligne que la marge opérationnelle du groupe est passée de 17,6% du chiffre d’affaires au second semestre 1996 à 12,2% au second semestre 1997. Selon elle, cette baisse s’explique pour une bonne part par les pertes importantes de Global One, joint-venture avec Deutsche Telekom et Sprint Corp, qui s’est élevée à 1,3 milliard de francs en 1997. Les coûts d’acquisition élevés des nouveaux clients de téléphones mobiles pèsent aussi sur les comptes, alors qu’ils ne génèrent aucun chiffre d’affaires, dit-elle. Le groupe a annoncé un bénéfice net part du groupe de 14,86 milliards de francs et un bénéfice net opérationnel de 25,3 milliards. (Reuters)
L’action France Télécom a chuté jeudi en Bourse dans un gros volume, après la publication la veille de résultats 1997 et de perspectives 1998 décevantes, qui ont entraîné une série de révisions en baisse des recommandations sur le titre. Toutefois, des gérants de portefeuille rapportent que plusieurs sociétés de Bourse n’osent pas passer à la vente de peur d’être exclues du syndicat de placement d’une éventuelle seconde tranche du capital. Deux sociétés de Bourse, SBC Warburg, et Deutsche Bank, sont passées d’«acheter» à «conserver» sur le titre, et CPR Finance est passée d’«acheter» à «accumuler», alors que Transbourse est, elle, carrément passée d’«accumuler» à «alléger», apprend-on sur le marché. Les analystes soulignent que le résultat opérationnel baisse de 13% par rapport à...