La semaine de la presse à l’école, organisée à Mayotte pour la première fois cette année, est l’occasion dans l’île d’une tentative pour inciter les Mahorais à parler le français, que plus des deux tiers de la population n’utilisent pas. La semaine de la presse à l’école qui a lieu du 16 au 21 mars 1998 en est à sa neuvième édition en France métropolitaine. A Mayotte, quatre lycées d’enseignement général et professionnel et dix collèges ont reçu pour cette opération un colis de 25 titres de journaux et magazines. A travers l’analyse en classe de la presse écrite en métropole, les responsables académiques espèrent redynamiser différentes initiatives mises en place pour inciter les Mahorais à parler le français. «Il va falloir que l’enfant s’exprime, qu’il restitue le message qu’il a compris, qu’il commente et donne son appréciation, ou sa perception, d’une image publicitaire ou documentaire», explique Georges Neaud, conseiller technique au Cours normal, chargé de mettre en place à Mayotte une antenne du Centre de liaison de l’enseignement et des moyens d’information (CLEMI), l’organisme du ministère de l’Education nationale qui pilote l’organisation de la semaine. Après 150 ans de présence française et malgré d’importantes sommes dépensées dans différents programmes d’apprentissage du français, 30% à peine des quelque 118.000 Mahorais parlent le français, selon une étude de l’Institut d’apprentissage du français (IAF), créé en 1996. Au cours de son dernier séjour à Mayotte en novembre 1997, le ministre français des DOM-TOM Jean-Jack Queyranne avait été étonné d’entendre ses discours traduits en shimaoré, la langue locale, pour être compris par la majorité des habitants qui ont pourtant choisi d’être Français. En janvier dernier, le préfet, représentant du gouvernement, Philippe Boisadam avait tiré la sonnette d’alarme au cours d’une rencontre avec les responsables des médias de l’île en notant que «même les élus ne se donnent pas la peine de tenir les réunions institutionnelles dans la langue officielle». Le représentant du gouvernement a confié à son secrétaire général adjoint, Patrick Lefèvre, la tâche d’animer une commission chargée d’impliquer davantage les médias dans la bataille pour l’apprentissage du français à Mayotte . (AFP)
La semaine de la presse à l’école, organisée à Mayotte pour la première fois cette année, est l’occasion dans l’île d’une tentative pour inciter les Mahorais à parler le français, que plus des deux tiers de la population n’utilisent pas. La semaine de la presse à l’école qui a lieu du 16 au 21 mars 1998 en est à sa neuvième édition en France métropolitaine. A Mayotte, quatre lycées d’enseignement général et professionnel et dix collèges ont reçu pour cette opération un colis de 25 titres de journaux et magazines. A travers l’analyse en classe de la presse écrite en métropole, les responsables académiques espèrent redynamiser différentes initiatives mises en place pour inciter les Mahorais à parler le français. «Il va falloir que l’enfant s’exprime, qu’il restitue le message qu’il a...
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