Première rencontre Aziz-Butler depuis l'accord de Bagdad
le 24 mars 1998 à 00h00
Le chef de la Commission spéciale de l’ONU chargée de désarmer l’Irak (UNSCOM), Richard Butler, a entamé hier ses entretiens à Bagdad, alors que la presse officielle a repris ses attaques contre lui. M. Butler a rencontré son principal interlocuteur irakien, le vice-premier ministre Tarek Aziz, en présence du chef de la diplomatie Mohammad Saïd al-Sahhaf, du ministre du Pétrole Amer al-Rachid et de M. Riad al-Qayssi, sous-secrétaire aux Affaires étrangères. Selon Bagdad, les discussions, qui doivent durer deux jours, portent sur l’évolution des dossiers balistique, chimique et biologique, mais pas sur l’inspection des sites présidentiels. Le journal irakien «Babel» a recommencé à qualifier de «chien enragé» le chef des experts de l’ONU, qui effectue sa première mission depuis l’accord signé le 23 février entre l’Irak et l’ONU sur l’inspection des sites présidentiels. M. Butler, qui entretient de rapports tendus avec l’Irak, avait cependant souligné à son arrivée le «nouvel esprit de coopération» entre Bagdad et son organisme depuis l’accord du 23 février. L’expert Sri Lankais Jayantha Dhanapala, chef du «groupe spécial» chargé d’inspecter les sites présidentiels, arrivé également dimanche à Bagdad, n’a pas assisté aux entretiens avec M. Aziz. Selon M. Butler, les premières inspections de ces sites, couvrant quelque 31 km2, commenceront «probablement» vers la fin mars. La première inspection «ne tardera pas, mais la fixation de la date dépendra» de M. Dhanapala, avait-il dit dimanche. Parallèlement, M. Aziz a rencontré hier le diplomate indien Prakash Shah, nommé par le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan comme son représentant politique à Bagdad pour tenter d’éviter de futures crises avec l’Irak. Selon l’agence irakienne INA,«M. Aziz a affirmé à M. Shah que l’Irak était déterminé à poursuivre la coopération avec l’ONU». M. Shah, un diplomate indien de 58 ans, était arrivé dimanche à Bagdad pour prendre ses fonctions pour une durée initiale de six mois. «Notre mission est de surveiller tout développement dans les relations entre l’Irak et les Nations Unies afin d’éviter toute escalade», avait-il déclaré à son arrivée. Le diplomate indien a pour tâche «d’améliorer la communication» entre le gouvernement irakien et l’ONU «afin d’éviter que des difficultés se transforment en crise majeure menaçant la paix et la sécurité dans la région». Il n’a cependant pas autorité sur l’UNSCOM. (AFP, Reuters)
Le chef de la Commission spéciale de l’ONU chargée de désarmer l’Irak (UNSCOM), Richard Butler, a entamé hier ses entretiens à Bagdad, alors que la presse officielle a repris ses attaques contre lui. M. Butler a rencontré son principal interlocuteur irakien, le vice-premier ministre Tarek Aziz, en présence du chef de la diplomatie Mohammad Saïd al-Sahhaf, du ministre du Pétrole Amer al-Rachid et de M. Riad al-Qayssi, sous-secrétaire aux Affaires étrangères. Selon Bagdad, les discussions, qui doivent durer deux jours, portent sur l’évolution des dossiers balistique, chimique et biologique, mais pas sur l’inspection des sites présidentiels. Le journal irakien «Babel» a recommencé à qualifier de «chien enragé» le chef des experts de l’ONU, qui effectue sa première mission depuis l’accord signé le 23...
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