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Actualités - Chronologie

Pétrole sous alcootest

Les Démocrates savent que l’affaire Lewinsky risquent de leur coûter des sièges aux élections législatives intermédiaires du 3 novembre aux États-Unis, mais ils espèrent néanmoins limiter la casse et éviter l’hémorragie. Pour ces élections de mi-mandat présidentiel, les 435 sièges de la Chambre des représentants et un tiers des sièges du Sénat sont à pourvoir. Les Républicains, qui contrôlent déjà les deux chambres, comptent bien renforcer leur position. «Le résultat typique d’élections intermédiaires, c’est que le parti à la Maison-Blanche, quel qu’il soit, perdra des sièges à la Chambre», explique le politologue Robert Shapiro, de l’Université Columbia à New York. «La moyenne est d’environ 20 sièges. Donc, une perte de moins de 20 sièges serait en quelque sorte une victoire pour les Démocrates», poursuit-il, en estimant qu’une perte de dix sièges serait considéré comme «un bon résultat». Les Républicains détiennent 228 des 435 sièges à la Chambre (contre 206 Démocrates et un indépendant) et 55 sièges de sénateur. Pour les Démocrates, l’enjeu consiste à conserver la capacité d’influencer le programme des Républicains. S’ils accroissaient leur majorité, ces derniers disposeraient alors d’une majorité suffisante pour surmonter toute velléité d’opposition. Un nouveau procureur indépendant ? Une des conséquences d’une large victoire républicaine serait aussi de donner au Grand Old Party (GOP) les mains libres pour accélérer la procédure de destitution du président démocrate Bill Clinton et le contraindre à quitter le pouvoir. Malgré l’affaire Lewinsky et les détails embarrassant contenus dans le rapport du procureur Kenneth Starr, M. Clinton bénéficie toujours d’un taux d’approbation de sa politique très important, selon les sondages. De leur côté, les Républicains ne manqueraient pas d’interpréter une nette victoire comme un feu vert pour aller de l’avant sur la voie de la destitution de M. Clinton et pour tenter de contrecarrer les ambitions présidentielles du vice-président Al Gore en l’an 2000 en agitant l’épouvantail de la nomination d’un procureur indépendant sur la question du financement de la campagne de 1996. «La chose la plus dommageable pour Gore n’est pas de savoir ce qui va se passer le jour des élections, mais ce qui se passera après: un procureur indépendant sera-t-il nommé ?», souligne le politologue Eric Davis, du Collège de Middlebury. À l’inverse, «si les Républicains ne font pas un malheur, cela rend la perspective d’un procureur indépendant moins probable», estime pour sa part Robert Shapiro. Avec la récente baisse des taux d’intérêt, l’économie américaine reste forte, ce qui pourrait aider les Démocrates. «Historiquement, quand les électeurs prennent en compte l’état de l’économie, ils ont plus de chance de voter pour le parti du président», rappelle-t-il. «Si les pertes des Démocrates sont moindres que prévues, ils pourront remercier Alan Greenspan», assure Eric Davis, se référant au président –républicain – de la Réserve fédérale (Fed).
Les Démocrates savent que l’affaire Lewinsky risquent de leur coûter des sièges aux élections législatives intermédiaires du 3 novembre aux États-Unis, mais ils espèrent néanmoins limiter la casse et éviter l’hémorragie. Pour ces élections de mi-mandat présidentiel, les 435 sièges de la Chambre des représentants et un tiers des sièges du Sénat sont à pourvoir. Les Républicains, qui contrôlent déjà les deux chambres, comptent bien renforcer leur position. «Le résultat typique d’élections intermédiaires, c’est que le parti à la Maison-Blanche, quel qu’il soit, perdra des sièges à la Chambre», explique le politologue Robert Shapiro, de l’Université Columbia à New York. «La moyenne est d’environ 20 sièges. Donc, une perte de moins de 20 sièges serait en quelque sorte une victoire pour les...