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Actualités - Chronologie

Le monde est bizarre.. Le Viagra fait des vagues

Si les dernières semaines ont valeur d’exemple, le président américain Bill Clinton a encore de beaux jours devant lui, malgré l’affaire Lewinsky. Et président jusqu’en janvier 2001, il lui reste deux ans pour redorer son blason, à moins d’un vote par le Congrès en faveur de sa destitution, hypothèse à l’heure actuelle hautement improbable. Sa liaison extraconjugale avec l’ex-stagiaire de la Maison-Blanche Monica Lewinky et son manque de candeur lors de ses dépositions devant la justice ont gravement terni son image auprès de l’opinion publique. Mais une majorité d’Américains continue à l’appuyer en tant que président et ne souhaite pas son départ, selon tous les sondages. Ses opposants républicains, majoritaires au Congrès, le donnaient comme mortellement blessé par cette affaire, en septembre, après la remise à la Chambre des représentants du rapport du procureur Kenneth Starr l’accusant de 11 délits susceptibles d’entraîner sa destitution. Mais son maintien dans les sondages et ses récentes victoires, début octobre, lors d’un bras de fer avec les républicains au Congrès sur la question du budget et, la semaine dernière, lors des négociations de paix sur le Proche-Orient, semblent avoir rehaussé sa crédibilité politique. «Le président a prouvé être plus résistant qu’il n’y paraissait», selon Thomas Mann, politologue à l’institut Brookings. La commission judiciaire de la Chambre des représentants entamera l’examen des accusations à l’encontre du président après les élections législatives du 3 novembre. Une importante victoire républicaine aux élections donnerait des gages supplémentaires à ceux qui appellent à la destitution. Mais «si l’humeur du pays demeure inchangée, le Congrès devrait rapidement abandonner l’idée d’une destitution», selon M. Mann. Et même si les républicains renforcent leur majorité à la Chambre – ce qui pourrait se traduire par un vote des représentants en faveur d’une destitution – ils ne peuvent escompter obtenir plus de 60 sièges au Sénat, alors que 67 voix seraient nécessaires à une destitution. «The Come-back Kid» Après les élections, «de nombreux élus chercheront désespérément à résoudre le problème par un moyen autre que la destitution», selon M. Mann. Ceci pourrait se traduire, par exemple, par un vote des deux Chambres en faveur d’un «projet de loi» condamnant les actions du président. M. Clinton serait alors obligé de signer de sa propre main la promulgation de cette «loi», selon M. Mann. L’ancien président Gerald Ford fait partie de ceux qui préconisent une «réprimande» de ce type. Erskine Bowles, qui vient de quitter son poste de secrétaire général à la Maison-Blanche, est convaincu que M. Clinton – dont le surnom est depuis longtemps «the Come-back Kid» (celui qui remonte toujours la pente) – sera capable de survivre à une procédure de destitution, à un Congrès toujours républicain à l’issue des élections et à l’usure du pouvoir qui se manifeste traditionnellement en fin de mandat présidentiel et qui est connue ici sous le nom de «lame-duck years» (les années du canard boiteux). «Si c’était quelqu’un d’autre que Bill Clinton», M. Bowles a indiqué qu’il n’aurait pas grand espoir. «Mais avec Bill Clinton, vous ne pouvez jamais faire une croix. C’est quelqu’un qui se bat. Je pense qu’il va étonner ses critiques et réaliser de grandes choses au cours de ses deux dernières années,» a-t-il estimé. Pour Thomas Mann, Congrès et Maison-Blanche, à l’issue des élections législatives de novembre, auront tous deux intérêt à trouver un terrain d’entente. Il ne s’agira pas pour M. Clinton de dominer le Congrès, mais de trouver «des convergences d’intérêts» avec les républicains, a-t-il estimé.
Si les dernières semaines ont valeur d’exemple, le président américain Bill Clinton a encore de beaux jours devant lui, malgré l’affaire Lewinsky. Et président jusqu’en janvier 2001, il lui reste deux ans pour redorer son blason, à moins d’un vote par le Congrès en faveur de sa destitution, hypothèse à l’heure actuelle hautement improbable. Sa liaison extraconjugale avec l’ex-stagiaire de la Maison-Blanche Monica Lewinky et son manque de candeur lors de ses dépositions devant la justice ont gravement terni son image auprès de l’opinion publique. Mais une majorité d’Américains continue à l’appuyer en tant que président et ne souhaite pas son départ, selon tous les sondages. Ses opposants républicains, majoritaires au Congrès, le donnaient comme mortellement blessé par cette affaire, en septembre,...