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Actualités - Chronologie

Nouveaux regards sur l'obésité

Les conséquences et les ravages de l’obésité sur le moral de ses victimes sont trop bien connus pour être une fois de plus soulignés ici. Par contre, il est important d’attirer l’attention que le regard de la science s’est beaucoup modifié à son égard. De simple disgrâce physique, l’obésité est reconnue aujourd’hui comme un état pathologique nécessitant une approche thérapeutique diversifiée et adaptée à chaque cas. La gamme des soins disponibles est bien large. Elle peut aller du simple régime alimentaire restrictif jusqu’à la chirurgie de l’estomac. Cette prise en charge se justifie par le souci de réduire le risque de complications, parfois très graves, résultant de tentatives et de régimes alimentaires fantaisistes avec des séquelles dramatiques pour les malheureux bien (ou trop) «enveloppés». Les objectifs d’un traitement contre l’obésité sont bien définis: favoriser une perte pondérale, réduire les risques de reprise de poids, des complications inhérents à l’excès d’embonpoint, améliorer la forme physique et l’état psychologique du sujet. Généralement, le médecin traitant fixe comme première étape une perte de 10% du poids constaté du malade. L’approche diététique paraît incontournable dans les cas où l’état du sujet se caractérise par une inflation des réserves énergétiques (graisses). Cette obésité est liée dans 40 à 50% des cas à des apports alimentaires trop importants, une dépense énergétique restreinte, mais aussi à «un terrain génétique prédisposant». Perte rapide justifiée Dans certains cas, pour des raisons médicales, la perte de poids rapide est justifiée par les circonstances. Les régimes, alors, à très bas niveau calorique, doivent reposer sur un apport suffisant d’éléments essentiels (protéines, vitamines, sels minéraux) associé à une restriction sévère des calories. Le régime, toutefois, ne doit pas chercher d’être uniquement efficace, il devra également être rassasiant, équilibré et adapté aux goûts et non seulement aux contraintes du sujet. La perte de poids très rapide, à base de régime très restrictif, est contre-indiquée dans certaines situations (grossesse, troubles cardiaques, état infectieux). Autrement, avec un apport calorique de 900 à 1000 calories par jour et des aliments essentiels assurés (protéines, vitamines, sels minéraux) on peut perdre sans dégâts pour la santé de 8 à 12 kilos en trois ou quatre semaines. Pour les individus atteints d’obésité majeure, la perte d’un kilo par semaine présente l’avantage de ne pas provoquer un bouleversement radical dans les habitudes alimentaires qui découragerait le sujet dans la poursuite d’un régime restrictif nécessairement bien long. Chirurgie du tube digestif ou gastroplastie Ultime recours en cas d’obésité massive (indice de masse corporelle dépassant 40) et l’impossibilité du patient de suivre convenablement et pour la longue durée nécessaire le régime approprié qui s’impose (parfois sa vie durant), la chirurgie du tube digestif. Mais même après cette intervention, le patient devra suivre à vie les conseils diététiques post-opératoires imposés, afin d’assurer la réussite, à long terme, de l’intervention. Ce qui implique une forte motivation de la part du malade et un sens de la discipline peu commun. L’objectif de la chirurgie en question consiste à diminuer le volume de l’estomac afin de diminuer sa contenance et par conséquence hâter, à chaque prise de nourriture, la sensation de satiété. À signaler, cependant, qu’il s’agit d’une chirurgie lourde, soumise au risque de certaines complications. Elle ne doit, donc, être entreprise que dans les cas où véritablement elle s’impose. Actuellement, une équipe suédoise est en train de suivre, pour une période de 10 ans, deux mille personnes atteintes d’obésité massive ayant subi une gastroplastie et deux mille témoins obèses traités médicalement. Il semblerait que les premières indications préliminaires plaident en faveur de la gastroplastie. Mais de l’avis de la majorité des spécialistes, le traitement de l’obésité ne doit être conçu ou envisager qu’adapté à chaque cas et après une étude minutieuse personnalisée. À souligner aussi qu’il s’agit d’un traitement de longue haleine. Autrement, les résultats ne peuvent être qu’aléatoires.
Les conséquences et les ravages de l’obésité sur le moral de ses victimes sont trop bien connus pour être une fois de plus soulignés ici. Par contre, il est important d’attirer l’attention que le regard de la science s’est beaucoup modifié à son égard. De simple disgrâce physique, l’obésité est reconnue aujourd’hui comme un état pathologique nécessitant une approche thérapeutique diversifiée et adaptée à chaque cas. La gamme des soins disponibles est bien large. Elle peut aller du simple régime alimentaire restrictif jusqu’à la chirurgie de l’estomac. Cette prise en charge se justifie par le souci de réduire le risque de complications, parfois très graves, résultant de tentatives et de régimes alimentaires fantaisistes avec des séquelles dramatiques pour les malheureux bien (ou trop)...