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Actualités - Chronologie

Le pari de l'alimentation en eau des quartiers les plus pauvres

L’alimentation en eau et l’assainissement dans les quartiers défavorisés des pays en développement représentent un enjeu majeur alors que la population des villes explose, passant de 25% en 1950 à 60% de la population mondiale en 2025. En dépit de difficultés multiples, les industriels de l’eau tentent de relever ce défi grâce à des méthodes non conventionnelles qui donnent des résultats positifs, même dans les quartiers à faibles revenus des mégalopoles africaines, latino-américaine ou asiatiques. Outre Buenos Aires, où 200.000 habitants de plus ont été raccordés en 1997, le groupe français Suez-Lyonnaise des Eaux a mené des opérations comparables à La Paz, en Afrique du Sud, à Manille et à Jakarta. Les premières expériences montrent que l’implication des habitants, grâce à l’intervention de médiateurs locaux associatifs et des vendeurs d’eau, est une condition indispensable pour réussir, à condition de prendre son temps. A La Paz/El Alto, des anthropologues spécialistes des cultures aymara et quechua participent à un projet s’adressant à des populations très pauvres, d’origine paysanne, qu’il faut convaincre de l’importance de l’assainissement. Leur travail consiste d’abord à cerner les attentes des habitants en matière d’eau. En Afrique du Sud, un projet vise à fournir 25 litres d’eau potable par jour et par personne à moins de 200 mètres des 450.000 habitants des homelands de l’Eastern Cape et des 1,4 million d’habitants de la Northern Province. La clé de la réussite réside là aussi dans la forte implication de l’ensemble des partenaires. Les populations qui n’ont pas accès à un réseau d’eau potable doivent concilier besoin vital et budget. L’achat quotidien de la quantité d’eau nécessaire à la seule alimentation revient, pour elles, à payer l’eau potable 10 à 30 fois plus cher que le voisin abonné au réseau. (AFP)
L’alimentation en eau et l’assainissement dans les quartiers défavorisés des pays en développement représentent un enjeu majeur alors que la population des villes explose, passant de 25% en 1950 à 60% de la population mondiale en 2025. En dépit de difficultés multiples, les industriels de l’eau tentent de relever ce défi grâce à des méthodes non conventionnelles qui donnent des résultats positifs, même dans les quartiers à faibles revenus des mégalopoles africaines, latino-américaine ou asiatiques. Outre Buenos Aires, où 200.000 habitants de plus ont été raccordés en 1997, le groupe français Suez-Lyonnaise des Eaux a mené des opérations comparables à La Paz, en Afrique du Sud, à Manille et à Jakarta. Les premières expériences montrent que l’implication des habitants, grâce à l’intervention de...