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Actualités - Chronologie

Satisfaction quasi générale dans le monde

L’accord israélo-palestinien signé à Washington a été accueilli avec satisfaction dans le monde, mais au Proche-Orient, les extrémistes arabes et juifs l’ont vivement dénoncé. Les grandes capitales ont été unanimes à se réjouir de l’accord qui vise à relancer le processus de paix, en panne depuis des mois, et le rôle du président Bill Clinton dans la conclusion du texte a souvent été mis en avant. Le président français Jacques Chirac a salué la «détermination» de Bill Clinton «à faire prévaloir l’espoir sur la résignation». «La France, avec ses partenaires de l’Union européenne, apportera tout son appui à la dynamique nécessaire du processus de paix», a-t-il ajouté. Le président palestinien Yasser Arafat a rencontré samedi à Poertschach, dans le sud de l’Autriche, les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne, réunis en sommet informel, pour les remercier de leur aide. Le ministre espagnol des Affaires étrangères Abel Matutes a parlé d’un «accord historique» et le Foreign Office a salué les «progrès» réalisés à Washington et rendu hommage au président Clinton pour son «implication personnelle» dans les négociations. Le ministère russe des Affaires étrangères a «salué» samedi l’accord de Wye Plantation, exprimant l’espoir qu’il «ouvre la voie à la poursuite du règlement» du conflit entre Israël et les Palestiniens. En Chine, au Japon et en Australie, les réactions ont été également positives. Une des journées les plus tristes Le Proche-Orient, la région directement concernée, a accueilli plutôt favorablement l’accord, à l’exception notable et véhémente de l’extrême droite israélienne, de la Syrie et des mouvements de l’opposition palestinienne. M. Rehavam Zéevi, le chef du parti d’extrême droite israélien Moledet, a lancé qu’il s’agissait d’«une des journées les plus tristes de l’histoire d’Israël». Mais l’opposition travailliste israélienne a assuré M. Netanyahu de son soutien au Parlement. Huit formations de l’opposition palestinienne basées à Damas ont appelé samedi les Palestiniens à «intensifier leur lutte» contre Israël. L’accord «vise à consacrer l’occupation israélienne», a estimé le chef spirituel du Mouvement de la Résistance islamique Hamas, cheikh Ahmed Yassine. La presse israélienne n’a pas paru samedi, jour de Shabbat, mais pour la presse palestinienne, cet accord est un «pas positif». Seul pays du Golfe avec Qatar à abriter une représentation commerciale israélienne, Oman a accueilli favorablement l’accord, que Bahrein a également salué. Mais plusieurs journaux du Golfe l’ont critiqué, à l’instar du quotidien qatariote al-Raya selon lequel cet «accord avilissant» marque «la victoire de Bill Clinton et de Netanyahu, alors que le peuple palestinien a essuyé un nouveau coup». Au Caire, un haut responsable de la Ligue arabe a souhaité un suivi américain pour assurer l’application de l’accord.
L’accord israélo-palestinien signé à Washington a été accueilli avec satisfaction dans le monde, mais au Proche-Orient, les extrémistes arabes et juifs l’ont vivement dénoncé. Les grandes capitales ont été unanimes à se réjouir de l’accord qui vise à relancer le processus de paix, en panne depuis des mois, et le rôle du président Bill Clinton dans la conclusion du texte a souvent été mis en avant. Le président français Jacques Chirac a salué la «détermination» de Bill Clinton «à faire prévaloir l’espoir sur la résignation». «La France, avec ses partenaires de l’Union européenne, apportera tout son appui à la dynamique nécessaire du processus de paix», a-t-il ajouté. Le président palestinien Yasser Arafat a rencontré samedi à Poertschach, dans le sud de l’Autriche, les chefs d’État et de...