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Actualités - Chronologie

Rire au Liban

Et voilà, la rentrée est terminée. Les librairies vont reprendre un cours de vie normal. En fait, moins normal que les années précédentes: si aujourd’hui le marché du livre ne se porte pas trop bien, c’est peut-être parce que le Liban connaît une inflation grimpante, mais c’est surtout parce que le Libanais lit moins. Il «feuillette»! Qu’il s’agisse de livres ou de presse, on ne fait plus que feuilleter. S’il est vrai que le livre a connu une augmentation de 6% sur son prix initial et qu’un roman s’achète plus fréquemment en poche qu’en grand format, s’il est également vrai qu’il existe une relation bancale entre le livre et les médias et qu’il est difficile de dépenser 30$ pour un livre quand on en gagne 400, les libraires restent tout de même satisfaits de leur clientèle, même si elle a beaucoup changé depuis des années. Le livre est sur une pente descendante certes, mais ce n’est pas trop dramatique car il ne s’agit pas seulement d’un cas local. Avec la télévision, le cinéma, les cd-roms et aujourd’hui Internet, les références ne sont plus les mêmes. On préfère voir «Les Misérables» ou «Lolita» (nouvelle version, c’est pire) plutôt que de les lire. C’est plus simple. Il ne reste plus que l’école pour «obliger» la grande majorité des jeunes à lire, à leur redonner le goût de pénétrer à l’intérieur du plus beau des mondes, celui de l’imaginaire. C’est en faisant le tour de quelques librairies libanaises, que l’on peut essayer de comprendre la situation du livre au Liban. 1998, un grand cru? Quel est l’avenir de la lecture au Liban? En quoi celle-ci a-t-elle changé? Quelles sont les meilleures ventes? Lit-on toujours autant qu’avant? Une multitude de questions qui hantent les esprits et auxquelles les libraires ont bien voulu répondre, avec beaucoup d’humour, de sarcasmes aussi parfois. Voyage au bout du livre.
Et voilà, la rentrée est terminée. Les librairies vont reprendre un cours de vie normal. En fait, moins normal que les années précédentes: si aujourd’hui le marché du livre ne se porte pas trop bien, c’est peut-être parce que le Liban connaît une inflation grimpante, mais c’est surtout parce que le Libanais lit moins. Il «feuillette»! Qu’il s’agisse de livres ou de presse, on ne fait plus que feuilleter. S’il est vrai que le livre a connu une augmentation de 6% sur son prix initial et qu’un roman s’achète plus fréquemment en poche qu’en grand format, s’il est également vrai qu’il existe une relation bancale entre le livre et les médias et qu’il est difficile de dépenser 30$ pour un livre quand on en gagne 400, les libraires restent tout de même satisfaits de leur clientèle, même si elle a...