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Actualités - Reportage

La physionomie des marchés Semaine de stabilité des changes à Beyrouth

Le marché des changes de Beyrouth a connu le statu quo cette semaine, et le dollar n’a pas bougé vis-à-vis de la livre libanaise de lundi à vendredi. Cette stabilité est d’autant plus surprenante qu’elle s’est produite malgré l’abondance de l’offre de la monnaie américaine à des fins de placements en bons du Trésor libanais pour profiter des taux d’intérêt toujours élevés qui sont servis, comme en témoignent les excédents enregistrés par les souscriptions à ces émissions hebdomadaires du Trésor. À cela a contribué essentiellement le maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention en l’état toute la semaine, soit entre 1502,00 LL à l’achat du billet vert et 1515,00 LL à la vente, comme depuis la fin de la semaine dernière, le faisant clôturer invariablement au taux moyen indicatif de 1508,50 LL. Dans cette évolution, les établissements de crédit de la place ont continué de négocier le dollar au bas de cette fourchette d’intervention de la BDL et très rarement en dehors d’elle, en l’absence d’intérêts particuliers à la demande au-dessus de la barre de 1500,00 LL, apprend-on de milieux cambistes. Il est resté, en effet, confiné toute la semaine, sur le marché interbancaire, dans une marge très étroite comprise entre 1501,75 et 1502,25 LL, avec un point d’ancrage à 1502,00 LL auquel la BDL recourait tous les jours pour résorber toutes les offres en cette monnaie, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux, afin de préserver l’équilibre du marché et la stabilité monétaire ainsi que pour reconstituer ses réserves de changes. Légère progression du dollar à l’étranger A l’étranger, le dollar a profité d’une semaine relativement calme sur les places financières internationales pour regagner un peu du terrain perdu récemment sous l’effet de la panique des hedge funds et des deux assouplissements monétaires américains successifs. La devise américaine a ainsi progressé de près de 2 pfennigs face à la devise allemande et de plus de 2 yens face à la devise nippone, se négociant finalement à 1,6365 DM contre 1,6180 et 117,85 yens contre 115,25. Selon certains experts financiers, la reprise du billet vert s’explique plus par l’absence de mauvaises nouvelles que par une amélioration de la situation économique américaine. Et d’ajouter que, si le calme persiste sur les marchés des actions, le dollar pourrait continuer de progresser à court terme mais son appréciation sera limitée par la perspective d’une nouvelle réduction des taux d’intérêt américains à la mi-novembre. Les opérateurs seront particulièrement attentifs à la publication, attendue la semaine prochaine, des mesures budgétaires présentées par le gouvernement brésilien au Fonds monétaire international (FMI). En contrepartie de ces mesures – évaluées entre 20 et 25 milliards de dollars – le Brésil devrait recevoir un «paquet» d’aides financières extérieures dont le montant est estimé à 30 milliards de dollars par les milieux financiers. Certes, une stabilisation de la situation au Brésil rassurerait les investisseurs et contribuerait à la reprise de Wall Street et du dollar. Dans cette perspective, le dollar est parvenu à se maintenir face au deutsche mark malgré la décision, jeudi dernier, par la Bundesbank de laisser en l’état l’ensemble de ses taux d’intérêt. Des spéculations sur un éventuel assouplissement monétaire allemand en début de semaine avaient poussé brièvement le billet vert au-dessus de 1,65 DM. Face à la devise nippone, le dollar a évolué en dents de scie ces derniers jours au gré des variations de sentiment des opérateurs vis-à-vis du nouveau plan d’assainissement bancaire du gouvernement japonais. Le yen s’est tout d’abord apprécié à l’annonce de la candidature de l’Industrial Bank of Japan à une recapitalisation sur fonds publics, puis il a fini par se replier. Selon les cambistes, l’optimisme montré par le marché en début de semaine était exagéré et les cambistes ont peu à peu pris conscience de l’impact économique à court terme des nouvelles mesures d’assainissement notamment en terme de suppressions d’emplois. De son côté, la livre sterling continue à faire preuve d’une remarquable résistance face au deutsche mark au vu des dernières statistiques économiques britanniques. À cet égard, les opérateurs ont prêté beaucoup d’attention, hier, à la croissance de l’économie britannique au troisième trimestre qui semble exclure tout prochain relâchement de la politique de crédit de la Banque d’Angleterre, contrairement au recul de la consommation des ménages au Royaume-Uni qui avait agi dans le sens d’un assouplissement monétaire au début de la semaine. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar est parvenu à achever la semaine, hier, sur un ton soutenu, comme suit : – 1,6905 pour un sterling contre 1,7025 à la fin de la semaine dernière. – 1,6365 DM contre 1,6180. – 5,4880 FF contre 5,4255. – 1,3380 FS contre 1,3160. – 1619,85 lires contre 1600,00. – 117,85 yens contre 115,25. Bourse de Beyrouth : manque d’animation Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a présenté des signes d’affaiblissement cette semaine, sous l’impulsion de la baisse de certaines valeurs bancaires et des industrielles dont les Ciments blancs, l’Eternit et l’Uniceramic. Pour ce qui est des actions de Solidere des deux catégories, elles se sont stabilisées, ainsi que les certificats de dépôt (GDR) liés aux actions «A» de cette société cotés à Londres. C’est ainsi que l’indice général LISPI a reculé de 87,86 à 87,42 points d’une semaine à l’autre (– 0,50%) et l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires de 193,31 à 192,88 points (– 0,22%). Quant à l’activité de la cote, elle n’a presque pas varié, totalisant à la fin de cette semaine 469 995 actions d’une valeur de 2 762 376 dollars contre 434 419 actions d’une valeur de 3 995 674 dollars à la fin de la semaine dernière. Wall Street : semaine irrégulière Wall Street a connu une semaine en dents de scie, éprouvant beaucoup de mal à se maintenir au-dessus du seuil des 8500 points, malgré les perspectives de baisse des taux d’intérêt aux États-Unis consécutivement à la multiplication des signes de ralentissement économique en l’absence de pressions inflationnistes. En outre, la publication de bons résultats trimestriels par certaines grandes sociétés américaines ne tardait pas à être neutralisée par les mauvais chiffres trimestriels publiés par d’autres sociétés. En effet, la capacité du Dow Jones à rebondir s’est trouvée réduite cette semaine sur des ventes bénéficiaires, le ramenant, hier, à 8434,79 points, après un plus haut à 8533,14 points, jeudi, contre 8416,76 points à la fin de la semaine dernière, soit une hausse réduite à 18,03 points sur la semaine. Paris : l’embellie de la semaine passée ne s’est pas confirmée La Bourse de Paris n’a pas confirmé, pour la dernière semaine du mois boursier d’octobre, l’embellie constatée la semaine précédente, et le CAC 40 a terminé pratiquement au même niveau que vendredi dernier. Selon l’indice CAC 40 qui atteignait vendredi soir 3 393,76 points contre 3 390,10 points une semaine auparavant, la Bourse n’a progressé que de 0,1%. Néanmoins, au terme boursier d’octobre, la Bourse a réalisé une progression de 2,5% alors qu’elle avait terminé le mois boursier de septembre sur une perte de 13,05% à 3 310,59 points, la plus importante en un mois depuis août 1990. Depuis le début de l’année, la Bourse a progressé de 13,17% alors qu’au 20 juillet, date du début de la crise boursière, le CAC 40 était supérieur de 47% à son niveau du 31 décembre. Le 8 octobre, au pire de la crise, le marché est même passé sous son niveau de la fin 1997 à 2 959,97 points, affichant un repli de 1,3%. Londres : en légère hausse La Bourse de Londres a affiché une petite hausse sur l’ensemble de la semaine, avec des prises de bénéfice après la forte progression de la semaine précédente et la fin d’espoirs d’une baisse inopinée des taux d’intérêt britanniques. L’indice Footsie des cent principales valeurs a terminé vendredi à 5 217,1 points, en hausse de 84 points sur la semaine, soit +1,6%. Une grande partie des gains de la semaine ont été engrangés mardi, en raison d’espoirs renouvelés d’une nouvelle baisse du taux de la Banque d’Angleterre avant la prochaine réunion de son comité monétaire début novembre. Mais des déclarations du gouverneur de la Banque Eddie George y ont rapidement coupé court. La publication mercredi des minutes de la dernière réunion du comité monétaire, révélant que tous ses membres avaient cette fois voté pour une baisse du taux, ce qui laisse présager une poursuite du mouvement, n’a pas suffi à relever les cours en raison d’une baisse à Wall Street qui a prévalu. Le même jour avait pourtant été annoncée une baisse de 0,4% des ventes de détail en septembre, deux fois plus forte qu’attendue. Francfort : légère reprise malgré le statu quo monétaire La Bourse de Francfort a repris son souffle cette semaine, après l’envolée des cours qui avait précédé, gagnant 11 points à peine sur cinq séances, dans un marché rassuré par une légère détente du dollar et des taux faibles. Le X-DAX (DAX Xetra), marché électronique où transitent les deux tiers des ordres passés en Allemagne, a terminé la séance vendredi à 4 480,43 points, en hausse de 0,25 % par rapport au même jour de la semaine passée (4 469,12 pts). Sur le marché à la criée, le DAX des trente valeurs vedettes a régressé en revanche de 0,8% à 4 451,09 points sur une semaine. «Après une hausse des cours d’un bon 17% depuis le début du mois, qui a permis de corriger en partie les pertes massives précédentes, la Bourse semble avoir retrouvé un cours plus tranquille», estime la Commerzbank dans son rapport boursier hebdomadaire. «Les résultats du troisième trimestre ne montrent encore que des traces de freinage dans les entreprises, mais il faut s’attendre à une contraction plus forte des résultats», ajoute la banque. Les projets fiscaux et énergétiques du futur gouvernement social-démocrate de Gerhard Schroeder créent aussi une certaine incertitude. «A long terme toutefois, le bas niveau des taux d’intérêt et les perspectives de relance conjoncturelle en l’an 2000 laissent miroiter une remontée des cours boursiers», estime la Commerzbank. Tokyo : mieux disposée La Bourse de Tokyo devrait continuer son mouvement de hausse la semaine prochaine grâce au sentiment de confiance inspiré par les plans de recapitalisation des banques et de relance économique du gouvernement, ont indiqué vendredi les analystes. Le marché a connu un revirement de tendance après sa récente baisse en raison de l’annonce par l’Industrial Bank of Japan Ltd. (IBJ), l’une des 19 plus grandes banques du pays, qu’elle allait se porter candidate à une recapitalisation sur fonds publics. Les investisseurs ont bien accueilli cette information alors qu’ils croyaient que les banques préféraient ne pas avoir recours à l’argent public afin de pouvoir éviter les restructurations demandées en échange par le gouvernement, ont indiqué les investisseurs. «Le marché s’est réorienté à la hausse grâce au plan de recapitalisation des banques, au nouveau plan budgétaire de relance économique et la série de sept jours de hausse à Wall Street», a affirmé Tetsuya Ishijima, responsable de la stratégie chez Okasan Securities. Les analystes ont également attribué le sentiment de confiance ambiant à l’entrée en Bourse tonitruante de l’opérateur téléphonique japonais NTT DoCoMo qui s’est arrogé jeudi 19,2 % pour sa première journée de cotation à 4,65 millions de yens (39 000 dollars). Le titre a terminé en baisse vendredi à 4,45 millions de yens, mais restait tout de même en hausse de 14,1% par rapport au prix d’offre initial. L’indice Nikkei a gagné 864,16 points en une semaine, soit 6,5 % terminant la semaine à 14 144,70. Cette hausse fait suite à un gain de 3,1 % la semaine précédente. L’indice élargi Topix a terminé la semaine avec une hausse moyenne de 61,47 points à 1 068,15 points.
Le marché des changes de Beyrouth a connu le statu quo cette semaine, et le dollar n’a pas bougé vis-à-vis de la livre libanaise de lundi à vendredi. Cette stabilité est d’autant plus surprenante qu’elle s’est produite malgré l’abondance de l’offre de la monnaie américaine à des fins de placements en bons du Trésor libanais pour profiter des taux d’intérêt toujours élevés qui sont servis, comme en témoignent les excédents enregistrés par les souscriptions à ces émissions hebdomadaires du Trésor. À cela a contribué essentiellement le maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention en l’état toute la semaine, soit entre 1502,00 LL à l’achat du billet vert et 1515,00 LL à la vente, comme depuis la fin de la semaine dernière, le faisant clôturer invariablement au taux moyen...