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Actualités - Chronologie

Espace - Présent depuis 200 ans Ouragan sur Jupiter

Sur Jupiter, sur Neptune – qui l’aurait cru? –, le «temps» n’est pas au beau fixe. Il serait même carrément à la tempête. A en croire l’agence spatiale américaine (NASA), la sonde spatiale américaine Galileo a récemment détecté dans l’atmosphère de Jupiter un ouragan gigantesque d’une taille supérieure à celle de la terre. Les images de Galileo, complétées par celles du télescope spatial Hubble et de celui à infrarouges de Mauna Kea (Hawaii), montrent que cet ouragan s’est formé par la rencontre de deux dépressions, appelées des «ovales blancs» à cause de leur couleur et leur forme d’œuf, qui ont été observées depuis un demi-siècle à proximité de l’équateur de Jupiter. «Ce nouvel ovale blanc est la plus puissante tempête existant dans notre système solaire, à l’exception de la ‘Grande tache rouge’, un ouragan présent sur Jupiter depuis 200 ans», a estimé Glenn Orton, du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA à Pasadena (Californie). «C’est sûrement la première fois que nous sommes en mesure d’observer une interaction aussi imposante de deux tempêtes», a-t-il ajouté. Les mesures effectuées par Galileo, au cours de sa dix-septième orbite de Jupiter, indiquent que la température du centre de ce monstrueux ouragan jovien ne dépasse pas les 157 degrés Celsius sous zéro (-251 Fahrenheit). Lancée en octobre 1989 à bord de la navette Atlantis, Galileo est entrée dans l’orbite de Jupiter en décembre 1995 pour une mission de deux ans. La NASA a prolongé sa mission de plus de deux nouvelles années, au cours desquelles elle devrait à nouveau frôler trois des seize lunes de Jupiter, Europa, Callisto et Io. Étrange ménagerie D’autre part, c’est toujours en combinant plusieurs clichés pris par Hubble et le télescope à infrarouges de la NASA à Mauna Kea que l’équipe de Lawrence Sromovsky, de l’université du Wisconsin à Madison, est parvenue à reconstituer un film unique des perturbations météorologiques de Neptune, qui intriguent les spécialistes depuis le premier survol de cette planète par la sonde Voyager 2, en 1989. Ces images montrent «une étrange ménagerie composée de discrets nuages de formes variables et de bandes nuageuses recouvrant certaines zones», a expliqué M. Sromovsky devant un congrès de l’Association américaine d’astronomie (AAS) réuni à Madison. Hubble s’est également penché sur le sort des grandes zones sombres étalées au-dessus de Neptune, que les spécialistes considèrent comme des tempêtes dont les vents soufflent allègrement à plus de 1 400 km/h. En 1989, Voyager en avait repéré une dont la taille approchait celle de la terre (dont le diamètre dépasse 12 700 kilomètres). Cinq ans plus tard, Hubble avait remarqué que cette «Grande tache sombre» avait cédé la place à une autre, beaucoup plus petite. Les nouveaux clichés montrent que cette tempête présumée est aujourd’hui en passe de disparaître. Ces points noirs «se comportent comme des tempêtes et la grande tache sombre était une manifestation exceptionnelle que nous n’avons vue sur aucune autre planète» a souligné M. Sromovsky. Selon les chercheurs, les nouvelles images de Hubble confirment la dynamique exceptionnelle de la météo sur Neptune. «Neptune nous apparaît différente depuis le passage de Voyager», a relevé l’astronome. Reste maintenant à découvrir le moteur des variations climatiques neptuniennes. Car si sur terre la machine météo est alimentée par la chaleur du soleil, les scientifiques n’ont pas encore compris comment l’était celle de Neptune, où le soleil est 900 fois moins lumineux que sur notre planète.
Sur Jupiter, sur Neptune – qui l’aurait cru? –, le «temps» n’est pas au beau fixe. Il serait même carrément à la tempête. A en croire l’agence spatiale américaine (NASA), la sonde spatiale américaine Galileo a récemment détecté dans l’atmosphère de Jupiter un ouragan gigantesque d’une taille supérieure à celle de la terre. Les images de Galileo, complétées par celles du télescope spatial Hubble et de celui à infrarouges de Mauna Kea (Hawaii), montrent que cet ouragan s’est formé par la rencontre de deux dépressions, appelées des «ovales blancs» à cause de leur couleur et leur forme d’œuf, qui ont été observées depuis un demi-siècle à proximité de l’équateur de Jupiter. «Ce nouvel ovale blanc est la plus puissante tempête existant dans notre système solaire, à l’exception de la...