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Actualités - Chronologie

USA - Informatique Microsoft accuse Netscape de diaboliser Bill Gates

Microsoft, accusé de volonté hégémonique sur Internet, s’est vigoureusement défendu mardi au deuxième jour du procès antitrust, en affirmant que l’accusation tentait de «diaboliser» Bill Gates, le fondateur et patron du groupe de logiciels. Lors d’une séance consacrée mardi matin à la déposition de l’avocat du numéro un mondial des logiciels, John Warden, le gouvernement a été accusé de vouloir «diaboliser» Bill Gates par «des attaques personnelles sur un homme dont la vision» et l’innovation sont au coeur du succès de la compagnie. John Warden s’est ainsi opposé aux allégations, mises en avant par les services antitrusts et surtout par le témoignage écrit du patron de Netscape, James Barksdale, affirmant que Microsoft avait délibérément cherché à écarter Netscape du marché des logiciels de navigation sur Internet, après lui avoir proposé en vain une entente. «Jusqu’à ce que le grand satan Microsoft n’arrive, Netscape avait un monopole sur le marché des logiciels de navigation», a ironisé Me Warden. La veille, via un témoignage vidéo, Bill Gates avait nié avoir eu connaissance d’une proposition d’entente entre les deux groupes et d’une réunion de responsables. Le gouvernement avait produit lundi des preuves de l’engagement de Bill Gates dans la stratégie de Microsoft avant la réunion du 21 juin 95 entre Microsoft et Netscape. Le gouvernement n’a aucune preuve que Bill Gates ait menti quand il a dit qu’il avait appris par la presse que des membres de son groupe avaient tenté de convaincre Netscape de partager le marché de l’accès à Internet, a affirmé son avocat. L’avocat a fait valoir en revanche que des réunions entre Microsoft et d’autres groupes étaient monnaie courante. «Cela ne veut pas dire qu’ils sont toujours d’accord» mais des désaccords éventuels ne sont pas un symptôme de comportement antitrust de la part de Microsoft, a-t-il plaidé. La stratégie de la défense John Warden s’est aussi insurgé contre l’accusation qui, selon lui, prend des bribes de dépositions et de courrier interne à Microsoft sans les remettre dans leur contexte. Se plaçant sur le champ de la stratégie industrielle, l’avocat a affirmé qu’il avait les preuves qu’Explorer, le logiciel de navigation pour Internet de Microsoft, était «partie intégrante du système d’exploitation» (Windows) et qu’il «ne pouvait être ôté de Windows 98 sans altérer le programme». Cet argument est à la base de la défense de Microsoft pour expliquer que l’accès à Internet n’est pas un «ajout» ni une option mais un outil inextricablement lié au système d’exploitation. John Warden a même fourni des extraits d’une lettre écrite par un avocat de Netscape, la partie rivale, à Joe Klein le patron des services antitrusts. Dans cette lettre, le représentant de Netscape reconnaît être «totalement incapable de fournir des exemples de dossiers qui puissent ou pas être extirpés de Windows». «Il n’est tout simplement pas possible d’effacer des composants techniques du programme», ajoute cette lettre. L’intégration du navigateur dès la conception L’avocat, sans donner de date, a souligné que l’intégration du navigateur sur Internet au système d’exploitation avait été décidée au moment même de la conception du produit. «Le navigateur n’est pas une pièce rajoutée comme un flash sur un appareil photo ou un autoradio dans une voiture. C’est davantage un composant comme un diaphragme ou une boîte de vitesse», a déclaré John Warden. «Les preuves montreront que l’intégration a un sens et que Microsoft a eu l’intention de fournir au consommateur un outil de communication transparent bien avant qu’on entende parler de Netscape», a encore lancé l’avocat. Pour lui, le fait que Microsoft ait dû accélérer le développement de logiciel du fait de la concurrence de Netscape reflète la démarche d’innovation.
Microsoft, accusé de volonté hégémonique sur Internet, s’est vigoureusement défendu mardi au deuxième jour du procès antitrust, en affirmant que l’accusation tentait de «diaboliser» Bill Gates, le fondateur et patron du groupe de logiciels. Lors d’une séance consacrée mardi matin à la déposition de l’avocat du numéro un mondial des logiciels, John Warden, le gouvernement a été accusé de vouloir «diaboliser» Bill Gates par «des attaques personnelles sur un homme dont la vision» et l’innovation sont au coeur du succès de la compagnie. John Warden s’est ainsi opposé aux allégations, mises en avant par les services antitrusts et surtout par le témoignage écrit du patron de Netscape, James Barksdale, affirmant que Microsoft avait délibérément cherché à écarter Netscape du marché des logiciels de...