La situation humanitaire reste «critique» au Kosovo, même si le froid pousse certains réfugiés à quitter les montagnes pour s’abriter dans des villages, estimaient mercredi à Pristina les principales organisations non gouvernementales. Le nombre global de personnes ayant fui les combats au cours des sept derniers mois a été estimé, par les représentants sur place de la communauté internationale, à environ 250 000 (soit plus de 10% de la population de la province). Parmi eux, un certain nombre campent dans des conditions très précaires dans les forêts et les montagnes du Kosovo. Mais leur recensement, point de départ de toute action humanitaire d’envergure, constitue un casse-tête. «L’estimation du nombre de personnes vivant en plein air est très difficile à faire», explique Josué Anselmo, porte-parole à Pristina du Comité international de la Croix-Rouge. «Elles se déplacent souvent et nous ne pouvons surveiller tous leurs mouvements. Ce qui est certain, c’est que la situation humanitaire en général reste critique». Début septembre, le chiffre avancé par les ONG était d’environ 50 000 personnes vivant en plein air. Mais la mort d’un médecin du CICR, tué le 30 septembre par l’explosion d’une mine lors d’une mission dans le centre de la province, puis l’ultimatum de l’Otan aux forces serbes ont poussé les ONG à se retirer du terrain au cours des dernières semaines, à l’exception du CICR. Aujourd’hui, «ce chiffre est en diminution», estime un haut responsable du Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés à Pristina, chef-lieu de la province. «Ils sont moins nombreux. Nous travaillons à leur recensement, mais nous estimons qu’un certain nombre s’est réfugié dans des maisons à cause de l’arrivée de l’hiver». «Ils étaient environ 20 000 à camper dans la nature aux environs du village d’Isnic il y a trois semaines», illustre Josué Anselmo. «Samedi, une équipe s’est rendue sur place: plus personne. Nous ne savons pas où ils sont allés». Il ne s’agit toutefois que très rarement de retours définitifs: les maisons ont la plupart du temps été incendiées et/ou endommagées et la peur des forces de l’ordre serbes est tenace.
La situation humanitaire reste «critique» au Kosovo, même si le froid pousse certains réfugiés à quitter les montagnes pour s’abriter dans des villages, estimaient mercredi à Pristina les principales organisations non gouvernementales. Le nombre global de personnes ayant fui les combats au cours des sept derniers mois a été estimé, par les représentants sur place de la communauté internationale, à environ 250 000 (soit plus de 10% de la population de la province). Parmi eux, un certain nombre campent dans des conditions très précaires dans les forêts et les montagnes du Kosovo. Mais leur recensement, point de départ de toute action humanitaire d’envergure, constitue un casse-tête. «L’estimation du nombre de personnes vivant en plein air est très difficile à faire», explique Josué Anselmo, porte-parole à...
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