Les ventes d’armes internationales gonflées notamment par les commandes du Moyent-Orient ont progressé pour la troisième année consécutive en 1997, avec un bond de 12%, relève l’Institut international d’études stratégique (IISS). Mais, cette tendance qui laissait présager une sortie de la déprime de l’après-guerre froide pourrait se ralentir sérieusement en 1998, en raison notamment du contre-coup de la crise asiatique qui a contraint nombre de pays de la région à réviser leurs budgets de défense à la baisse. Le montant global des transactions internationales était estimé fin 1997 à 46 milliards de dollars, un chiffre qui ne représente qu’environ la moitié des montants enregistrés à la fin des années fastes de la décennie 80, rapporte toutefois l’institut. La principale raison de la hausse de 1997 tient aux commandes massives passées par plusieurs États du Golfe, au lendemain de la guerre contre l’Irak Premier client au monde Le Moyen-Orient demeure le premier marché régional au monde, avec des besoins en systèmes sophistiqués, et la tendance à la hausse devrait se poursuivre en 1998 en dépit de la baisse des revenus pétroliers. Grâce notamment au nouveau «contrat du siècle» passé par les Emirats arabes unis qui prendront livraison en 1998 de 80 F16 américains. En 1997 néanmoins, l’Arabie séoudite a confirmé sa position de premier client au monde avec des achats d’avions de combat et de matériels divers totalisant 11 milliards de dollars. Au nombre des pays augmentant leur budget mlilitaire figure l’Algérie en proie à la guerre civile et l’Iran qui multiplie pourtant ses propres programmes extrêmement coûteux de fabrication d’armements. Mais la croissance résulte aussi d’acquisitions massives d’équipements militaires en Asie orientale, où tous les records ont été battus en 1997 avec un chiffre double de celui enregistré en 1994. Taïwan a contribué pour l’essentiel à cette envolée, avec l’acquisition d’avions de combat américains et français pour une valeur estimée à sept milliards de dollars. Bien qu’à un moindre degré, plusieurs pays d’Asie du Sud, d’Amérique latine et sub-sahariens ont participé à la hausse. En exportant pour 21 milliards de dollars de matériel au cours de l’année, les États-Unis ont conforté leur position de premier fournisseur d’armements au monde, avec 45% des parts de marché. La Grande-Bretagne (+ 5 %, pour atteindre 8,6 M USD), la France (+ 26 %, à 7,4 M USD) et Israël (+12 % à 1,5 M USD) ont augmenté leurs recettes, contrairement à la Russie dont les exportations ont chuté de 3,6% pour plafonner à 2,5 M USD. La contre-performance russe s’explique par les dédits de pays tels que la Chine ou l’Indonésie qui ont été contraints de différer ou d’annuler des commandes. Elle résulte aussi de la concurrence de plus en plus vive faite à Moscou par ses anciens pays satellites, tels l’Ukraine et le Bélarus. L’IISS note que les dépenses totales de défense des pays membres de l’OTAN – à l’exception notable des deux rivaux grec et turc – ont continué, en revanche, à diminuer au cours de l’année, cette fois de 9%, pour plafonner à 173 M USD constants. Le marché latino-américain, qui demeure l’un des plus modestes, n’a pas moins confirmé en 1997 son décollage, avec des dépenses dans le domaine de la défense évaluées à 33 M USD, à la hausse dans des pays tels que le Brésil, le Mexique, la Colombie et le Pérou.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les ventes d’armes internationales gonflées notamment par les commandes du Moyent-Orient ont progressé pour la troisième année consécutive en 1997, avec un bond de 12%, relève l’Institut international d’études stratégique (IISS). Mais, cette tendance qui laissait présager une sortie de la déprime de l’après-guerre froide pourrait se ralentir sérieusement en 1998, en raison notamment du contre-coup de la crise asiatique qui a contraint nombre de pays de la région à réviser leurs budgets de défense à la baisse. Le montant global des transactions internationales était estimé fin 1997 à 46 milliards de dollars, un chiffre qui ne représente qu’environ la moitié des montants enregistrés à la fin des années fastes de la décennie 80, rapporte toutefois l’institut. La principale raison de la hausse de 1997...