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Actualités - Biographies

Jiang Zemin dirigeant suprême et incontesté de la Chine

Jiang Zemin s’est imposé en quelques années comme le dirigeant suprême d’une Chine en pleine mutation. Longtemps considéré comme un personnage de transition arrivé au sommet à la faveur des purges de l’après-Tiananmen, Jiang Zemin est parvenu depuis le décès de Deng Xiaoping, le 19 février 1997, à renforcer son assise à la tête de la hiérarchie communiste, tout en distillant quelques espoirs de libéralisation politique. A 71 ans, bien qu’entré tard en politique, il concentre tous les pouvoirs: l’Etat avec la présidence de la République, le Parti communiste avec le poste de secrétaire général et l’armée avec la présidence de la commission militaire centrale. «Jiang est un homme politique rusé et très intelligent», commente le sinologue américain William Ward, son partenaire de bridge à l’époque où il n’était que maire de Shanghai. Après avoir présidé avec succès au retour de Hong Kong à la Chine le 1er juillet dernier, il a obtenu la consécration lors du XVe congrès du Parti communiste chinois (PCC) pour accélérer la réforme des entreprises d’Etat, au prix de millions de licenciements. Jiang Zemin est même parvenu à écarter son seul rival potentiel, le président du Parlement Qiao Shi, considéré comme plus libéral. Né en juillet 1926 à Yangzhou, dans la province côtière du Jiangsu (est), ce fils de martyr communiste adhère au parti à l’âge de 20 ans. Un an plus tard, il décroche son diplôme d’ingénieur en électricité à l’université Jiaotong de Shanghai, la grande métropole orientale où il fera l’essentiel de sa carrière. A Moscou En 1955, il part à Moscou suivre une formation d’un an à l’usine automobile Staline. De retour en Chine, il continue de travailler dans le secteur industriel où le Parti communiste commence à lui confier des responsabilités. En 1980, il devient ministre de l’Electronique. Mais c’est en 1986 qu’il démarre véritablement sa carrière politique en devenant maire de Shanghai, puis secrétaire du parti de la ville la plus peuplée de Chine en 1987, année où il entre au Bureau politique du PCC. Lors des grandes manifestations du printemps 1989 en faveur de la démocratie, Jiang a réussi, avec le maire de Shanghai Zhu Rongji, à éviter l’intervention de l’armée contre les étudiants, contrairement au bain de sang provoqué par les chars le 4 juin sur la place Tiananmen de Pékin. Quelques jours après, à la surprise générale, cet apparatchik peu connu est appelé dans la capitale par Deng Xiaoping pour diriger le PCC à la place de Zhao Ziyang limogé. Il est confirmé dans cette fonction en 1992 lors du 14e congrès du parti et, six mois plus tard, il devient chef de l’Etat et chef des armées, en tant que président de la puissante Commission militaire centrale. Depuis lors, Jiang s’est efforcé de constituer une équipe formée de ses anciens collègues de Shanghai et de s’imposer auprès des militaires. Il a également multiplié les voyages aux Etats-Unis, en Europe, en Afrique et en Asie pour acquérir une stature internationale. (AFP)
Jiang Zemin s’est imposé en quelques années comme le dirigeant suprême d’une Chine en pleine mutation. Longtemps considéré comme un personnage de transition arrivé au sommet à la faveur des purges de l’après-Tiananmen, Jiang Zemin est parvenu depuis le décès de Deng Xiaoping, le 19 février 1997, à renforcer son assise à la tête de la hiérarchie communiste, tout en distillant quelques espoirs de libéralisation politique. A 71 ans, bien qu’entré tard en politique, il concentre tous les pouvoirs: l’Etat avec la présidence de la République, le Parti communiste avec le poste de secrétaire général et l’armée avec la présidence de la commission militaire centrale. «Jiang est un homme politique rusé et très intelligent», commente le sinologue américain William Ward, son partenaire de bridge à l’époque...