Parthena Efthimiadou, «histoire vivante de l’hellénisme déraciné», comme l’écrit le quotidien Exoussia, veut garder bon pied bon œil: «Appelez-moi un médecin pour que je redevienne jeune», a-t-elle lancé en fêtant son 108e anniversaire. La doyenne des Grecs, toujours en bonne santé, a célébré l’événement au village de Lacomma (nord), dernière étape d’une longue errance qui l’avait conduite auparavant des rivages de la mer Noire, en Turquie, à Soukhoumi, aujourd’hui capitale de la république indépendantiste d’Abkhazie (ouest de la Géorgie), puis à Salonique (nord de la Grèce). Née en 1890 à Ordu, Parthena Efthimiadou fait partie des Pontios, ces Grecs du nord de l’Asie mineure (Anatolie) qui ont fui en masse la Turquie lors de «la grande catastrophe», selon la terminologie grecque officielle, qui a suivi le fiasco du débarquement grec sur les côtes turques en 1920. Les Pontios sont réputés pour prendre la vie comme elle vient, quels que soient les malheurs qui les frappent. Tel serait, à entendre la centenaire, le secret de sa longévité, qu’elle attribue aussi à une vie de dur labeur: couchée à 1h du matin, elle se levait trois heures plus tard pour accompagner aux champs son mari, qu’elle épousa à 15 ans et dont elle partagea l’existence jusqu’à l’âge de 90 ans, lorsque celui-ci mourut. Parthena a mis au monde 14 enfants. Trois seulement ont survécu, les 12e, 13e et 14e: Yannis, établi au Canada, Stélios et Costas, qui veillent sur elle et l’aident à se déplacer. Selon Costas, Parthena, qui a fêté son entrée dans sa 109e année entourée des habitants du village, aurait même voulu, si son âge n’avait rendu l’opération aussi hasardeuse, se faire un lifting!
Parthena Efthimiadou, «histoire vivante de l’hellénisme déraciné», comme l’écrit le quotidien Exoussia, veut garder bon pied bon œil: «Appelez-moi un médecin pour que je redevienne jeune», a-t-elle lancé en fêtant son 108e anniversaire. La doyenne des Grecs, toujours en bonne santé, a célébré l’événement au village de Lacomma (nord), dernière étape d’une longue errance qui l’avait conduite auparavant des rivages de la mer Noire, en Turquie, à Soukhoumi, aujourd’hui capitale de la république indépendantiste d’Abkhazie (ouest de la Géorgie), puis à Salonique (nord de la Grèce). Née en 1890 à Ordu, Parthena Efthimiadou fait partie des Pontios, ces Grecs du nord de l’Asie mineure (Anatolie) qui ont fui en masse la Turquie lors de «la grande catastrophe», selon la terminologie grecque officielle,...
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