L’arrestation de l’ancien dictateur chilien Augusto Pinochet à Londres n’est pas le premier incident rencontré par le général chilien lors de ses multiples voyages, mais il est de loin le plus sérieux. En novembre 1997, le général Pinochet a failli connaître une expérience similaire à celle qu’il vit aujourd’hui à Londres lors d’un voyage en Équateur, à l’occasion d’une réunion de chefs militaires d’Amérique. Des organisations équatoriennes de défense des droits de l’homme ont demandé à la justice son arrestation pour des violations des droits de l’homme commis lorsqu’il dirigeait le Chili, mais la justice équatorienne n’a pas donné suite. Le 23 septembre dernier, le général Pinochet s’est rendu au Brésil, sans prévenir comme il est de coutume pour préserver sa sécurité. Neuf jours plus tard, le 2 octobre, il a tenté d’entrer en France, mais les autorités françaises lui ont barré le chemin, le contraignant à gagner Londres où il a été contraint de se faire hospitaliser pour une hernie discale. L’opération a eu lieu le 9 octobre et l’ancien dictateur se trouvait en convalescence lorsqu’il a été officiellement informé vendredi dernier de son arrestation. Dès sa prise du pouvoir en 1973, le général Pinochet entame une série de voyages sans d’abord être inquiété. Il se rend en Espagne en novembre 1975 pour assister aux funérailles de l’ex-«Caudillo» Francisco Franco et aux États-Unis en septembre 1977 en raison de la signature des accords sur le canal de Panama. Mais les problèmes vont commencer à partir de 1980 lorsque le 21 mars, en plein vol au-dessus du Pacifique, le président philippin Ferdinand Marcos retire son invitation au général Pinochet pour « raisons de sécurité». Cet événement provoquera une rupture des relations diplomatiques entre les deux pays. Dix ans plus tard, en 1990, Pinochet n’est plus président du Chili, mais conserve son poste de chef d’état-major des forces armées. C’est en cette qualité qu’il se rend en Équateur en mars 1992. Le président équatorien Rodrigo Borja, poussé par des manifestations hostiles à Pinochet, déclare que la présence de l’ancien dictateur n’est pas la « bienvenue» et le général chilien doit alors continuer son vol vers le Brésil. Pinochet s’est également rendu en septembre 1992 en Argentine et en Uruguay en février de l’année suivante, où il est reçu en tant que simple touriste. En avril 1993 il passe 15 jours en République populaire de Chine, avant de voyager en octobre 1994 au Brésil, en Suisse et en République tchèque où sa présence provoque des manifestations organisées par Amnesty International. C’est en 1995 qu’il se rend pour la première fois en Grande-Bretagne où il retourne l’année suivante pour s’enquérir des derniers modèles de l’armement britannique.
L’arrestation de l’ancien dictateur chilien Augusto Pinochet à Londres n’est pas le premier incident rencontré par le général chilien lors de ses multiples voyages, mais il est de loin le plus sérieux. En novembre 1997, le général Pinochet a failli connaître une expérience similaire à celle qu’il vit aujourd’hui à Londres lors d’un voyage en Équateur, à l’occasion d’une réunion de chefs militaires d’Amérique. Des organisations équatoriennes de défense des droits de l’homme ont demandé à la justice son arrestation pour des violations des droits de l’homme commis lorsqu’il dirigeait le Chili, mais la justice équatorienne n’a pas donné suite. Le 23 septembre dernier, le général Pinochet s’est rendu au Brésil, sans prévenir comme il est de coutume pour préserver sa sécurité. Neuf jours...
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