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Actualités - Chronologie

Les problèmes de Netanyahu après le sommet

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se retrouvera de nouveau sur le fil du rasoir politique après le sommet de Wye Plantation, en raison des tensions au sein de sa coalition gouvernementale et des menaces de l’opposition de gauche. Qu’un accord soit conclu ou non avec le président palestinien Yasser Arafat, M. Netanyahu se heurtera à des problèmes, une partie de sa coalition gouvernementale étant favorable au projet de retrait militaire en Cisjordanie tandis qu’une autre partie le rejette catégoriquement. L’opposition travailliste, favorable au processus de paix, est elle aussi divisée sur le point de savoir si elle doit soutenir M. Netanyahu en cas d’accord avec les Palestiniens, ou si elle doit au contraire saisir chaque occasion de le faire tomber. «La classe politique va entrer dans une zone de turbulences», a estimé à la radio publique le ministre de l’Environnement et de l’Agriculture, Raphaël Eytan. «La Knesset va réexaminer son autodissolution et l’organisation d’élections anticipées», a-t-il affirmé. La Knesset, qui reprend ses travaux lundi après près de trois mois de vacances, avait en effet approuvé en lecture préliminaire en juillet, par 60 voix sur 120, un projet d’élections anticipées. Pour avoir force de loi, ce texte doit obtenir la majorité absolue de 61 voix aux trois lectures suivantes. L’ex-ministre des Finances, Dan Meridor, avait voté pour la dissolution, et d’autres barons du Likoud de M. Netanyahu font depuis des mois souffler un vent de fronde. Avant la tenue du sommet de Wye Plantation, pas moins de quinze ministres ou députés «ultras» du parti ont ainsi menacé de faire chuter le Cabinet, en cas de concessions territoriales jugées excessives. «J’espère que nous ne serons pas obligés d’abréger la durée de la législature», qui s’achève en l’an 2000, a affirmé M. Aharon Domb, chef des colons de Cisjordanie et Gaza, à la radio qui l’interrogeait par téléphone depuis Washington. Mais en même temps, les quatre élus du parti centriste «La Troisième Voie», autre formation de la majorité, ruent dans les brancards et exigent un accord avec les Palestiniens sur un retrait militaire. Le Parti national religieux (PNR - 10 élus), émanation politique des 160.000 colons juifs, fulmine en outre contre M. Netanyahu auquel il reproche d’avoir désacralisé le repos hebdomadaire du Shabbat lors d’une rencontre de travail samedi avec le président américain Bill Clinton. Un premier test attend M. Netanyahu à la reprise des travaux de la Knesset cette semaine: le Likoud sera appelé à la discipline de vote contre un projet de loi qui vise à annuler l’élection au suffrage universel direct du Premier ministre.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se retrouvera de nouveau sur le fil du rasoir politique après le sommet de Wye Plantation, en raison des tensions au sein de sa coalition gouvernementale et des menaces de l’opposition de gauche. Qu’un accord soit conclu ou non avec le président palestinien Yasser Arafat, M. Netanyahu se heurtera à des problèmes, une partie de sa coalition gouvernementale étant favorable au projet de retrait militaire en Cisjordanie tandis qu’une autre partie le rejette catégoriquement. L’opposition travailliste, favorable au processus de paix, est elle aussi divisée sur le point de savoir si elle doit soutenir M. Netanyahu en cas d’accord avec les Palestiniens, ou si elle doit au contraire saisir chaque occasion de le faire tomber. «La classe politique va entrer dans une zone de...