Le gouvernement rwandais a exprimé sa «profonde indignation» face aux informations publiées par l’organisation humanitaire Amnesty International (AI), qui visent selon lui ternir l’image du pays, a rapporté l’agence de presse rwandaise RNA. Le gouvernement rwandais a accusé l’organisation internationale de défense des droits de l’homme basée à Londres de «se ranger du côté des génocidaires qui sèment la terreur dans plusieurs régions du nord-ouest du pays». «En publiant des allégations sans fondements affirmant que l’armée a massacré des centaines de civils non armés, Amnesty International sert les intérêts de ceux qui ont décimé près d’un million de personnes en 1994», a déclaré le porte-parole de l’armée rwandaise, le major Emmanuel Ndahiro à RNA. M. Ndahiro réagissait à un communiqué publié vendredi par Amnesty International à propos de récents témoignages accusant l’Armée patriotique rwandaise (APR, dominée par les Tutsis) d’avoir massacré plusieurs centaines de civils en janvier et février. Les informations rendaient également l’armée responsable de disparitions de civils, en particulier à Kigali. Selon l’agence, Amnesty oublie de souligner que les rebelles extrémistes hutus armés sont également responsables de nombreux massacres. «Les informations de AI restent de pures allégations. Les accusations contre notre armée n’ont pas encore été prouvées», a ajouté M. Ndahiro. «Ce qui est encore plus surprenant, c’est que l’organisation ne présente pas les efforts des autorités rwandaises concernant les enquêtes menées sur les massacres. AI passe délibérément sous silence les actions entreprises par le gouvernement contre les soldats déclarés coupables d’excès», dit-il. «Dans certains cas, nous n’avons pas hésité à envoyer au peloton d’exécution certains soldats, afin de maintenir la discipline et le respect des droits de l’homme. Nous ne faisons pas deux poids, deux mesures, comme AI», a déclaré le porte-parole. «Amnesty semble être du côté des insurgés et c’est pourquoi elle défend les arguments et le programme des criminels qui poursuivent le génocide», a-t-il ajouté, accusant AI de se faire le porte-parole des extrémistes hutus. «Lorsque l’organisation parle de civils non armés, elle devrait toujours garder en mémoire que notre armée se bat contre des rebelles qui n’ont pas d’uniformes et qui parfois ne sont pas armés, mais qui la plupart du temps se dépêchent de récupérer les armes provenant des combattants blessés ou tués», a-t-il ajouté. (AFP)
Le gouvernement rwandais a exprimé sa «profonde indignation» face aux informations publiées par l’organisation humanitaire Amnesty International (AI), qui visent selon lui ternir l’image du pays, a rapporté l’agence de presse rwandaise RNA. Le gouvernement rwandais a accusé l’organisation internationale de défense des droits de l’homme basée à Londres de «se ranger du côté des génocidaires qui sèment la terreur dans plusieurs régions du nord-ouest du pays». «En publiant des allégations sans fondements affirmant que l’armée a massacré des centaines de civils non armés, Amnesty International sert les intérêts de ceux qui ont décimé près d’un million de personnes en 1994», a déclaré le porte-parole de l’armée rwandaise, le major Emmanuel Ndahiro à RNA. M. Ndahiro réagissait à un communiqué...
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