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Actualités - Communiques Et Declarations

Alger doit évoluer dans les réformes , affirme Indyk

L’Algérie doit progresser dans ses réformes politiques et économiques, pour assurer un «avenir meilleur» à sa population et renforcer ainsi ses relations avec les Etats-Unis, a estimé à Alger le secrétaire d’Etat adjoint américain pour le Proche Orient Martin Indyk. «Nous continuons à croire que plus de progrès dans le programme des réformes politiques et économiques initié par le président Zéroual est essentiel pour assurer un avenir meilleur à l’Algérie», a précisé M. Indyk. M. Indyk a ajouté que le chef du gouvernement Ahmed Ouyahia lui a fait part de la «détermination des responsables algériens» à poursuivre ces réformes, précisant que leur succès était de nature à «renforcer les relations» avec les Etats-Unis. Abordant la question des droits de l’homme, M. Indyk a affirmé que «la protection des populations civiles et la lutte contre le terrorisme incombent au gouvernement» qui doit «continuer à l’assumer dans le cadre de la loi». Les Etats-Unis sont prêts à lui apporter leur aide dans ces conditions, a-t-il précisé. Les Etats-Unis «condamnent le terrorisme» et le peuple américain «a beaucoup de sympathie pour les victimes du terrorisme en Algérie», a ajouté M. Indyk. Il a appelé tous les Algériens à rejeter la violence et demandé d’associer au pouvoir «tous les partis qui rejettent la violence». M. Indyk a indiqué qu’il avait abordé avec M. Ouyahia et le ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf des «sujets d’intérêt commun» et accordé une large place à la violence qui secoue l’Algérie et aux droits de l’homme. M. Indyk a ajouté qu’il avait remis à M. Ouyahia un message du président Bill Clinton à son homologue Liamine Zéroual dont il n’a pas révélé la teneur. M. Zéroual est hospitalisé actuellement à Genève où il a subi vendredi une opération de pontage à la jambe. M. Indyk est arrivé vendredi en début de soirée à Alger, étape la plus importante de son périple maghrébin, qui l’avait mené à Tunis jeudi et doit le conduire, après Alger, à Rabat. Le département d’Etat avait émis le souhait de «voir la violence s’arrêter» en Algérie. Lors d’un point de presse à Tunis, M. Indyk avait réaffirmé le désir de Washington de coopérer avec Alger dans la recherche d’une voie susceptible de «mettre fin à la violence». Il a condamné «les extrémistes responsables de tueries à grande échelle» et estimé que la violence qui frappe l’Algérie était «effroyable non seulement pour les Etats-Unis mais aussi pour le reste du monde». La radio d’Etat avait estimé dans un commentaire que «le contexte» dans lequel intervient la visite de M. Indyk, est «tout autre que celui qui a marqué la visite de son prédécesseur, Robert Pelletreau», en 1996. Elle a précisé que la position des Etats-Unis avait changé depuis, la Maison-Blanche ayant décidé de soutenir la lutte d’Alger contre le terrorisme, tandis que le Congrès condamnait à plusieurs reprises le Groupe islamique armé (GIA), responsable, selon Alger, de la plupart des attentats, notamment des massacres à grande échelle de civils. La presse a également estimé que la visite de M. Indyk qui «coïncide avec un environnement politique favorable à une détente dans les relations bilatérales», signifiait que Washington s’intéressait de nouveau à l’Algérie. Les Etats-Unis avaient émis des réserves sur la situation des droits de l’homme en Algérie et appuyé la demande d’une commission d’enquête internationale, formulée par des ONG à la suite des massacres de civils de l’été dernier, avant de changer d’avis. (AFP)
L’Algérie doit progresser dans ses réformes politiques et économiques, pour assurer un «avenir meilleur» à sa population et renforcer ainsi ses relations avec les Etats-Unis, a estimé à Alger le secrétaire d’Etat adjoint américain pour le Proche Orient Martin Indyk. «Nous continuons à croire que plus de progrès dans le programme des réformes politiques et économiques initié par le président Zéroual est essentiel pour assurer un avenir meilleur à l’Algérie», a précisé M. Indyk. M. Indyk a ajouté que le chef du gouvernement Ahmed Ouyahia lui a fait part de la «détermination des responsables algériens» à poursuivre ces réformes, précisant que leur succès était de nature à «renforcer les relations» avec les Etats-Unis. Abordant la question des droits de l’homme, M. Indyk a affirmé que «la...