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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Affaire Festina Chacun maintient ses positions(photo)

La confrontation dans l’affaire Festina organisée à Lille, à laquelle ont participé Richard Virenque, son ancien masseur Willy Voet et le médecin belge de l’équipe Eric Ryckaert, ne s’est pas révélée très fructueuse pour le juge d’instruction Patrick Keil. Durant les trois heures d’audition, les trois protagonistes ont campé sur leur version des faits. «On assiste à une radicalisation des positions» a expliqué Gérald Vinsonneau, procureur-adjoint au tribunal de Lille. Le climat était assez houleux, ont raconté les avocats des trois protagonistes. Le ton est ainsi monté quand «Richard Virenque a traité Willy Voet de dealer», a raconté Me Jean-Louis Bessis, chargé de défendre les intérêts de l’ancien masseur. «Richard Virenque a durci sa position, son hostilité est plus grande à l’encontre de son ancien ami. Et, c’est nouveau, il affirme que M. Voet a tiré profit du trafic de transports de produits dopants. C’est une aggravation des accusations», a estimé Me Bessis. Une plainte pour «dénonciation calomnieuse» a d’ailleurs été déposée par Willy Voet. Pourtant, Richard Virenque, ancien meilleur grimpeur du tour de France, a admis qu’il considérait Willy Voet comme «son père spirituel», mais «un père spirituel ne peut pas mettre en cause des coureurs comme il le fait». Le coureur cycliste a réaffirmé qu’il «n’avait jamais pris de substances illicites» et a demandé qu’il ne soit pas présenté dans les médias comme «un coupable». Les carnets de Willy Voet La confrontation a essentiellement porté sur les fameux carnets secrets de Willy Voet, sur lesquels il notait scrupuleusement les prises d’epo et d’hormones de croissance administrées aux coureurs de Festina. La justice a déjà saisi, début juillet, un de ces carnets au cours de l’interpellation de Willy Voet, près de la frontière franco-belge, mais le masseur en a d’autres en sa possession. Le défenseur de Richard Virenque, Me Gilbert Collard, a regretté que ces carnets «n’aient pas été versés au dossier». «Il est moins dangereux de présenter ces documents sur toutes les chaînes de télévision que de les apporter au juge», a ironisé l’avocat marseillais. La polémique devrait tourner court puisqu’après la confrontation, Willy Voet, qui fait l’objet de menaces de mort anonymes, a prétendu qu’il livrerait ces carnets au juge. Dans l’attente des résultats des prélèvements capillaires et sanguins effectués sur les coureurs de Festina, le 23 juillet, à Lyon, Richard Virenque a assuré rester confiant. «Pour les aveux de dire ou non si j’ai pris des produits positifs, et bien je n’en ai pas pris. Le docteur Ryckaert a dit et redit au juge qu’il ne m’avait jamais administré, donné de produits interdits», s’est-il félicité, avant de préciser qu’il participerait samedi à la dernière course de la saison cycliste, le tour de Lombardie. Dans ce dossier de dopage, le juge Keil a mis en examen huit personnes, dont trois membres de Festina: Willy Voet, le directeur sportif Bruno Roussel et Eric Ryckaert, incarcéré depuis le 17 juillet à la prison de Douai (Nord). Le magistrat a également mis en examen le coureur italien Rodolfo Massi (Casino), le médecin espagnol de l’équipe Once, Nicolas Terrados, et un couple de pharmaciens des Hautes-Alpes, amis de Willy Voet. Le soigneur belge de la Française des Jeux, Jeff D’Hont, a également été mis en examen et écroué le 18 septembre, mais la chambre d’accusation de la cour d’appel de Douai a décidé, le 29 septembre, de le remettre en liberté.
La confrontation dans l’affaire Festina organisée à Lille, à laquelle ont participé Richard Virenque, son ancien masseur Willy Voet et le médecin belge de l’équipe Eric Ryckaert, ne s’est pas révélée très fructueuse pour le juge d’instruction Patrick Keil. Durant les trois heures d’audition, les trois protagonistes ont campé sur leur version des faits. «On assiste à une radicalisation des positions» a expliqué Gérald Vinsonneau, procureur-adjoint au tribunal de Lille. Le climat était assez houleux, ont raconté les avocats des trois protagonistes. Le ton est ainsi monté quand «Richard Virenque a traité Willy Voet de dealer», a raconté Me Jean-Louis Bessis, chargé de défendre les intérêts de l’ancien masseur. «Richard Virenque a durci sa position, son hostilité est plus grande à l’encontre de...