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Actualités - Chronologie

Kinkel prône l'apaisement avec Ankara

Le ministre allemand des Affaires étrangères Klaus Kinkel a prôné vendredi l’apaisement avec Ankara en demandant de «regarder vers l’avant», les récentes tensions n’ayant pas selon lui altéré durablement les relations bilatérales. Les liens entre les deux pays sont trop étroits, a-t-il fait valoir dans le quotidien Koelnische Rundschau. Les récentes déclarations du premier ministre turc Mesut Yilmaz «n’ont pas beaucoup aidé», a-t-il cependant estimé. M. Yilmaz avait accusé l’Allemagne dans le Financial Times du 6 mars de croire à la doctrine de l’«espace vital», par laquelle le régime nazi avait justifié sa politique d’expansion. M. Kinkel avait répliqué le lendemain qu’une telle référence s’apparentait à un «accès de démence». Ankara a annulé une visite ministérielle prévue la semaine prochaine en Allemagne. Ankara tient Bonn pour principal responsable de l’exclusion de la Turquie, au sommet de Luxembourg en décembre, de la liste des pays avec lesquels l’Union européenne devait entamer des négociations d’adhésion. La Turquie sait parfaitement que «l’option européenne est d’un intérêt primordial» pour elle, a déclaré le chef de la diplomatie allemande dans le Koelnische Rundschau. «Taillée sur mesure» pour elle, l’offre à la Turquie pour son rapprochement avec l’Europe est sur la table, a-t-il indiqué. Il s’agit d’aider Ankara à créer durablement les conditions d’une adhésion, a-t-il dit en évoquant «l’amélioration de la situation non satisfaisante des droits de l’homme, le problème kurde, la relation précaire avec la Grèce et le problème non résolu de Chypre». La Turquie a boycotté la conférence européenne ouverte à Londres jeudi et destinée à engager le processus d’élargissement. (AFP)
Le ministre allemand des Affaires étrangères Klaus Kinkel a prôné vendredi l’apaisement avec Ankara en demandant de «regarder vers l’avant», les récentes tensions n’ayant pas selon lui altéré durablement les relations bilatérales. Les liens entre les deux pays sont trop étroits, a-t-il fait valoir dans le quotidien Koelnische Rundschau. Les récentes déclarations du premier ministre turc Mesut Yilmaz «n’ont pas beaucoup aidé», a-t-il cependant estimé. M. Yilmaz avait accusé l’Allemagne dans le Financial Times du 6 mars de croire à la doctrine de l’«espace vital», par laquelle le régime nazi avait justifié sa politique d’expansion. M. Kinkel avait répliqué le lendemain qu’une telle référence s’apparentait à un «accès de démence». Ankara a annulé une visite ministérielle prévue la...