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Actualités - Chronologie

Baker critique l'administration démocrate

L’ancien secrétaire d’État américain James Baker, l’un des architectes du processus de paix au Proche-Orient, a critiqué jeudi l’attitude de l’Administration du président Bill Clinton dans le conflit israélo-arabe. «Seuls les États-Unis, grâce à leur relation unique avec Israël et leur statut particulier dans les affaires mondiales, peuvent servir d’intermédiaire honnête entre Arabes et Israéliens et peuvent remettre le processus de paix sur les rails», a-t-il déclaré. «Mais pour le faire, les États-Unis doivent agir de manière objective, ils doivent, de temps à autre, dire la vérité, même au risque de mécontenter une partie ou l’autre. Pour dire les choses avec ménagement, ce n’est pas une tâche qui vient naturellement à l’Administration Clinton», a-t-il ajouté, dans une allusion au souci de Washington de ménager Israël. M. Baker s’exprimait à l’ouverture du congrès annuel des opérateurs de marchés arabes dans la capitale des Émirats arabes unis, Abou-Dhabi. Il a qualifié le sommet prévu jeudi à Wye Plantation «de bon pas dans la bonne direction», mais affirmé: «Beaucoup d’autres mesures seront nécessaires pour maintenir l’élan». M. Baker, qui a également joué un rôle de premier plan de la mise en place de la coalition anti-irakienne en 1990-1991, a estimé par ailleurs que l’Irak «restait une menace pour tous ceux qui s’inquiètent de la prolifération des armes de destruction massive». Il s’est prononcé pour une «réaction ferme, et si nécessaire, pour un recours à la force contre toute nouvelle violation des résolutions de l’Onu» par l’Irak. M. Baker s’est gardé de mettre Israël et l’Irak sur le même pied, soulignant «qu’Israël n’a jamais utilisé des armes de destruction massive, alors que l’Irak l’a fait» contre les Kurdes en 1988.
L’ancien secrétaire d’État américain James Baker, l’un des architectes du processus de paix au Proche-Orient, a critiqué jeudi l’attitude de l’Administration du président Bill Clinton dans le conflit israélo-arabe. «Seuls les États-Unis, grâce à leur relation unique avec Israël et leur statut particulier dans les affaires mondiales, peuvent servir d’intermédiaire honnête entre Arabes et Israéliens et peuvent remettre le processus de paix sur les rails», a-t-il déclaré. «Mais pour le faire, les États-Unis doivent agir de manière objective, ils doivent, de temps à autre, dire la vérité, même au risque de mécontenter une partie ou l’autre. Pour dire les choses avec ménagement, ce n’est pas une tâche qui vient naturellement à l’Administration Clinton», a-t-il ajouté, dans une allusion au souci...