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Actualités - Chronologie

Le Vidéo-Club de l'IESAV ouvre sa nouvelle saison

Ouverture en fanfare – ou, plus exactement, en musique, et quelle musique – de la saison 98/99 au Vidéo-Club de l’IESAV. Ce sera ce lundi 19 (à 19h), avec un film inédit au Liban: Amadeus, de Milos Forman. Ce n’est pas parce que Amadeus a été oscarisé qu’il est un bon film. On doit inverser la proposition: c’est parce que Forman a fait œuvre magnifique que Amadeus a été couvert d’Oscars. Pas moins de huit, dont: meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario, meilleure direction artistique et meilleur acteur (F. Murray Abraham dans le rôle du compositeur Salieri, rival jaloux de Mozart). Avec, en prime, le César du meilleur film étranger. – Tout le film est un ravissement – pour les yeux, pour les oreilles (si l’on permet) et pour le cœur. Amadeus nous donne à revivre l’essentiel de l’existence, tragique et exaltée, du «divin Mozart». Car il ne faut pas oublier que, pendant assez longtemps, Mozart fut un compositeur incompris: au profit, justement, du médiocre Salieri qui devait tellement souffrir d’avoir à admettre la supériorité de «l’autre». Comme on le sait, Mozart mourut en 1781 dans la misère, et son corps fut jeté dans une fosse commune. Les scènes finales de la composition du prodigieux «Requiem» dégagent une émotion bouleversante. Même ceux qui sont réticents devant la musique classique – ou lui sont tout simplement imperméables – ne peuvent rester indifférents devant cet étonnant morceau de cinéma. Comme on l’a écrit, «le travail de reconstitution est remarquable, certaines scènes sont plastiquement superbes... et, bien sûr, le film a le mérite (ce n’est pas le moindre!) de donner à entendre la musique de Mozart». Amadeus fut un énorme succès public et suscita en même temps, l’engouement de la critique: la rencontre, assez rare, doit être soulignée. Le film marqua l’apogée de la carrière de Milos Forman, cinéaste d’origine tchèque qui avait quitté son pays (sous le régime communiste) pour aller travailler aux États-Unis. Après avoir donné, dans la Tchécoslovaquie d’alors, des films aussi originaux que Les Amours d’une Blonde (65), qui fut présenté au Ciné-Club de Beyrouth, Forman allait réaliser, à Hollywood (entre autres): Taking Off (71), One Flew Over the Cuckoo’s Nest (75 – bientôt au Vidéo-Club de l’IESAV), Hair (79), Ragtime (81) et, plus récemment, The People Vs Larry Flynt (96). Amadeus est de ces films qu’on se doit d’avoir vus – et qu’on n’oublie pas. Amadeus: film américain de Milos Forman (1984), avec Tom Hulce, F. Murray Abraham, Elisabeth Berridge. Durée: 2h37. Théâtre Monnot, rue de l’U.S.J. Tél: 01/202422
Ouverture en fanfare – ou, plus exactement, en musique, et quelle musique – de la saison 98/99 au Vidéo-Club de l’IESAV. Ce sera ce lundi 19 (à 19h), avec un film inédit au Liban: Amadeus, de Milos Forman. Ce n’est pas parce que Amadeus a été oscarisé qu’il est un bon film. On doit inverser la proposition: c’est parce que Forman a fait œuvre magnifique que Amadeus a été couvert d’Oscars. Pas moins de huit, dont: meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario, meilleure direction artistique et meilleur acteur (F. Murray Abraham dans le rôle du compositeur Salieri, rival jaloux de Mozart). Avec, en prime, le César du meilleur film étranger. – Tout le film est un ravissement – pour les yeux, pour les oreilles (si l’on permet) et pour le cœur. Amadeus nous donne à revivre l’essentiel de...