Dans une étude datant de 1997 sur les déchets hospitaliers, la première du genre effectuée au Liban, Mme Rita Mouawad, experte en la matière, avait révélé les nombreuses déficiences dans le domaine de l’élimination de ces déchets au Liban. Les chiffres qu’elle avait alors avancés sont toujours valables aujourd’hui, malgré les solutions qui se profilent à l’horizon. Voici quelques-unes des remarques que Mme Mouawad avait formulées dans son enquête auprès des hôpitaux qu’elle avait interrogés: • 75% des hôpitaux ignorent complètement la quantité totale de leurs déchets (contre 18% qui la connaissent) alors que 55% ignorent la quantité de leurs déchets contaminés (contre 38% qui étaient seulement capables de l’estimer). • 93% des hôpitaux n’ont pas de budget réservé aux déchets. 7% ont un budget qui va de 500 à 3000$ par mois. Ici, l’auteur du rapport note que «la prise en considération d’un budget spécialement réservé aux déchets est indispensable». • 70% des hôpitaux ne connaissent pas la réglementation qui, effectivement, n’existe pas. 14% prétendent avoir lu quelque chose à ce sujet. 67% des hôpitaux suivent une classification faite sur l’initiative personnelle en l’absence d’une loi imposée par l’État. • 27% des hôpitaux ne séparent pas leurs déchets contaminés et non contaminés. 73% déclarent effectuer ce tri et, parmi ceux-là, un pourcentage de 79% le font dans des sacs de différentes couleurs. Mais l’auteur a constaté que «le code couleur semble être interprété librement selon les services», et que parfois «le code couleur n’est pas respecté soit par ignorance ou négligence, soit par défaut d’approvisionnement». • 33% ne séparent pas leurs objets piquants, tranchants ou coupants. Et même si un taux de 67% déclarent faire le tri et que parmi eux, 77% le font dans des conditions acceptables, l’auteur a quand même noté des anomalies. • Les déchets contaminés: 34% les éliminent par le biais des municipalités, 1% dans les décharges publiques, 19% dans un incinérateur sur le site même, 10% par une société spécialisée, 26% les incinèrent à l’air libre et 10% n’en connaissent pas la destination. Cela fait un taux de 71% de méthodes d’élimination inacceptables. Les objets piquants et tranchants: 37% les éliminent par le biais des municipalités, 1% dans les décharges publiques, 15% dans un incinérateur, 10% par une société spécialisée, 25% les incinèrent à l’air libre et 12% n’en connaissent pas la destination. Cela fait un taux de 75% de méthodes de traitement inacceptables.
Dans une étude datant de 1997 sur les déchets hospitaliers, la première du genre effectuée au Liban, Mme Rita Mouawad, experte en la matière, avait révélé les nombreuses déficiences dans le domaine de l’élimination de ces déchets au Liban. Les chiffres qu’elle avait alors avancés sont toujours valables aujourd’hui, malgré les solutions qui se profilent à l’horizon. Voici quelques-unes des remarques que Mme Mouawad avait formulées dans son enquête auprès des hôpitaux qu’elle avait interrogés: • 75% des hôpitaux ignorent complètement la quantité totale de leurs déchets (contre 18% qui la connaissent) alors que 55% ignorent la quantité de leurs déchets contaminés (contre 38% qui étaient seulement capables de l’estimer). • 93% des hôpitaux n’ont pas de budget réservé aux déchets. 7% ont un...
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