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Actualités - Chronologie

Kissinger s'en prend au FMI

L’ancien secrétaire d’État américain Henry Kissinger tire à boulets rouges sur le FMI, qu’il souhaite voir transformé en profondeur, dans une tribune publiée par le quotidien français Le Monde daté de jeudi. Sous le titre «Le FMI fait plus de mal que de bien», M. Kissinger estime que le Fonds monétaire international est comparable à un «médecin ne disposant que d’une seule pilule pour tous les maux imaginables». «Il prêche presque invariablement l’austérité», ajoute-t-il et «il en résulte mathématiquement une chute brutale du niveau de vie, une explosion du chômage et de la pauvreté». Pour lui, le FMI est toujours resté «totalement aveugle aux conséquences de ses décisions». Il cite ainsi l’exemple de l’Indonésie, où «le FMI a contribué à la destruction du cadre politique en insistant à l’excès sur l’économie». A l’inverse, «en Russie, il a accéléré l’effondrement de l’économie en mettant trop l’accent sur le politique». Pour M. Kissinger, il est donc urgent «de réformer les institutions chargées de traiter les crises financières internationales» et de «transformer le FMI» qui ne doit plus jouer «au poker» avec des prêts de plusieurs milliards de dollars. Henry Kissinger, secrétaire d’État de 1973 à 1977, a reçu en 1973 le prix Nobel de la paix pour ses efforts en faveur d’un cessez-le-feu au Vietnam, conjointement avec le négociateur nord-vietnamien Le Duc Tho.
L’ancien secrétaire d’État américain Henry Kissinger tire à boulets rouges sur le FMI, qu’il souhaite voir transformé en profondeur, dans une tribune publiée par le quotidien français Le Monde daté de jeudi. Sous le titre «Le FMI fait plus de mal que de bien», M. Kissinger estime que le Fonds monétaire international est comparable à un «médecin ne disposant que d’une seule pilule pour tous les maux imaginables». «Il prêche presque invariablement l’austérité», ajoute-t-il et «il en résulte mathématiquement une chute brutale du niveau de vie, une explosion du chômage et de la pauvreté». Pour lui, le FMI est toujours resté «totalement aveugle aux conséquences de ses décisions». Il cite ainsi l’exemple de l’Indonésie, où «le FMI a contribué à la destruction du cadre politique en insistant à...