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Actualités - Chronologie

La prison pour excision

Un fermier de 51 ans a été condamné par un tribunal de Bolgatanga (570 kilomètres au nord d’Accra, capitale du Ghana) à cinq ans de travaux forcés pour avoir excisé cinq jeunes filles de 15 à 18 ans. Abanga Adukae avait pratiqué ces mutilations à Sirigu, près de Bolgatanga, en compagnie de son frère, qui a réussi à prendre la fuite. Les cinq victimes, souffrant d’hémorragies, avaient dû être transférées à l’hôpital de Bolgatanga, d’où elles sont ressorties après avoir été traitées. Pour sa défense, l’accusé a expliqué qu’il avait hérité cette pratique rituelle de son père décédé. Il a ajouté qu’au départ, il n’accomplissait pas ce rituel, mais avait commencé après avoir perdu ses deux fils. Il lui avait été révélé «par divination» que le sort s’acharnait contre lui car il refusait de poursuivre la mission de son père, selon la même source. Ces explications n’ont pas convaincu les juges qui lui ont infligé la peine maximale. Le mutilations génitales sont interdites au Ghana et une loi, qui doit être promulguée prochainement, prévoit d’accroître les sanctions contre les auteurs de ce délit.
Un fermier de 51 ans a été condamné par un tribunal de Bolgatanga (570 kilomètres au nord d’Accra, capitale du Ghana) à cinq ans de travaux forcés pour avoir excisé cinq jeunes filles de 15 à 18 ans. Abanga Adukae avait pratiqué ces mutilations à Sirigu, près de Bolgatanga, en compagnie de son frère, qui a réussi à prendre la fuite. Les cinq victimes, souffrant d’hémorragies, avaient dû être transférées à l’hôpital de Bolgatanga, d’où elles sont ressorties après avoir été traitées. Pour sa défense, l’accusé a expliqué qu’il avait hérité cette pratique rituelle de son père décédé. Il a ajouté qu’au départ, il n’accomplissait pas ce rituel, mais avait commencé après avoir perdu ses deux fils. Il lui avait été révélé «par divination» que le sort s’acharnait contre lui car il...