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Actualités - Chronologie

Grèce - Elections municipales Un test pour Costas Simitis

Près de neuf millions de Grecs élisent les 11 et 18 octobre leurs maires et leurs préfets dans une élection qui a valeur de test pour le gouvernement socialiste de Costas Simitis. Le scrutin, auquel pourront participer pour la première fois 1500 ressortissants de l’Union européenne vivant en Grèce, intervient deux ans après la large victoire de Costas Simitis aux législatives de septembre 1996. Le Premier ministre et président du PASOK (socialiste au pouvoir) a suivi depuis une politique marquée par l’austérité et la rigueur en vue de l’adhésion à l’Euro le 1er janvier 2001, s’attirant un mécontentement social diffus. L’opposition conservatrice de la Nouvelle Démocratie, en difficulté face à la politique européenne, moderniste et de centre-gauche de M. Simitis, espère engranger les fruits de cette grogne pour rebondir avant les élections européennes du mois de juin. La campagne électorale, monotone, s’est concentrée sur les trois grandes villes du pays, Athènes, Le Pirée et Salonique où vit la moitié des dix millions de Grecs. A Athènes, les jeux sont pratiquement faits selon Ilias Nikolakopoulos, un politologue grec qui fait autorité. Le maire conservateur sortant, Dimitris Avramopoulos, est quasiment sûr d’être élu, peut-être même dès le premier tour, devant la candidate soutenue par le PASOK, Maria Damanaki, figure emblématique de la Coalition de gauche et du progrès (SYN), un petit parti de la gauche parlementaire non socialiste. M. Avramopoulos, 45 ans, jeune loup de la Nouvelle Démocratie, a su depuis son élection en octobre 1994 s’attirer la faveur des Athéniens par une image de modération et de modernité et en embellissant la capitale avec une série d’ouvrages qualifiés de «vitrines» par la gauche. Un large succès le placerait en position de prétendant à la tête de son parti. Le scrutin municipal ne concerne plus que 900 municipalités et 133 petites communes après une réforme sur le regroupement des communes intervenue l’an passé qui a ramené le nombre de celles-ci de 6 775 à 1 033 aujourd’hui. Le PASOK compte en remporter plus de la moitié. Les électeurs, dont le vote est en principe obligatoire, doivent aussi désigner les préfets et les conseils départementaux des 57 circonscriptions préfectorales, une nouvelle institution mise en place en 1994. Ces préfets restent coiffés par les secrétaires généraux des 13 régions, nommés par le gouvernement. Le PASOK avait raflé il y a quatre ans 37 de ces préfectures et s’attend à en remporter une trentaine cette année.
Près de neuf millions de Grecs élisent les 11 et 18 octobre leurs maires et leurs préfets dans une élection qui a valeur de test pour le gouvernement socialiste de Costas Simitis. Le scrutin, auquel pourront participer pour la première fois 1500 ressortissants de l’Union européenne vivant en Grèce, intervient deux ans après la large victoire de Costas Simitis aux législatives de septembre 1996. Le Premier ministre et président du PASOK (socialiste au pouvoir) a suivi depuis une politique marquée par l’austérité et la rigueur en vue de l’adhésion à l’Euro le 1er janvier 2001, s’attirant un mécontentement social diffus. L’opposition conservatrice de la Nouvelle Démocratie, en difficulté face à la politique européenne, moderniste et de centre-gauche de M. Simitis, espère engranger les fruits de cette...