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Actualités - Chronologie

Syrie-Turquie Damas accuse Ankara d'exporter ses problèmes

Les autorités syriennes, rassurées momentanément par la multiplication des médiations, ont haussé le ton en accusant Ankara d’avoir monté la crise avec Damas pour détourner l’attention de ses problèmes internes. Dans son édition de vendredi, le quotidien du parti au pouvoir «al-Baas», affirme que la crise déclenchée avec la Syrie «n’est qu’un écran de fumée destiné à masquer les problèmes internes turcs et notamment la détérioration de la situation économique». «Les dirigeants turcs sont empêtrés dans leurs problèmes internes, exacerbés par les révélations sur les rapports entre le chef de la mafia turque, Ala Eddine Tchakigi, avec les cercles dirigeants turcs», ajoute le journal qui dit se baser «sur des rapports dans la presse turque». Des sources politiques syriennes estiment que le gouvernement de M. Mesut Yilmaz est «soumis à la pression des militaires et leur permet d’agiter le bâton» contre la Syrie. Ces sources soulignent toutefois que la Turquie «ne peut pas se permettre une aventure militaire qui mettrait en danger la stabilité de la région». «Les attaques verbales de la Turquie vont durer car Ankara agit comme commanditaire d’Israël pour affaiblir la position de la Syrie» dans le processus de paix israélo-arabe, ont prédit ces sources politiques syriennes. Ankara et Tel-Aviv ont conclu en 1996 des accords de coopération militaire que la Syrie qualifie «d’alliance diabolique». «Bien que la situation n’incite pas à l’optimisme, la nation arabe est à même de faire face à ce qui se trame contre elle, si elle décide d’unir ses efforts et d’œuvrer efficacement face au danger», écrit par ailleurs al-Baas. La position de la Syrie est renforcée par les mises en garde de la plupart des dirigeants de la région contre une confrontation militaire syro-turque, qui pourrait faire tache d’huile, estime-t-on à Damas. Le ministre syrien des Affaires étrangères, Farouk el-Chareh, a demandé, lors d’un entretien téléphonique avec le secrétaire d’État américain adjoint chargé du Moyen-Orient Martin Indyk, que les États-Unis «adoptent une position équilibrée et claire face aux déclarations provocatrices des responsables turcs» et «appuient le dialogue diplomatique proposé par la Syrie pour désamorcer la crise». Washington avait demandé à Ankara de faire preuve de retenue et à la Syrie de prendre l’affaire au sérieux tout en affirmant comprendre la position de la Turquie car «la capacité du PKK (indépendantistes kurdes) d’opérer à partir de la Syrie est un problème important». L’Iran est engagé depuis jeudi dans une médiation, dans la foulée de celle déjà entamée par le président égyptien Hosni Moubarak, alors que le prince héritier séoudien, Abdallah Ben Abdel Aziz, s’apprête à prendre, lui aussi, le chemin de Damas et d’Ankara, selon le quotidien arabe al-Hayat. Ankara agite depuis huit jours la menace militaire contre la Syrie exigeant notamment qu’elle cesse d’apporter un soutien logistique et militaire au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
Les autorités syriennes, rassurées momentanément par la multiplication des médiations, ont haussé le ton en accusant Ankara d’avoir monté la crise avec Damas pour détourner l’attention de ses problèmes internes. Dans son édition de vendredi, le quotidien du parti au pouvoir «al-Baas», affirme que la crise déclenchée avec la Syrie «n’est qu’un écran de fumée destiné à masquer les problèmes internes turcs et notamment la détérioration de la situation économique». «Les dirigeants turcs sont empêtrés dans leurs problèmes internes, exacerbés par les révélations sur les rapports entre le chef de la mafia turque, Ala Eddine Tchakigi, avec les cercles dirigeants turcs», ajoute le journal qui dit se baser «sur des rapports dans la presse turque». Des sources politiques syriennes estiment que le...