Très, très appréciées du public à Limoges, les «lectures» de textes dramaturgiques. Sans représentation, l’interprétation vocale prenait un relief saisissant. On a pu ainsi goûter à : — Matins de… quiétudes de l’Algérien M’hamed Benguettaf. Une table et une chaise pour tout décor et la voix grave de l’auteur pour raconter la guerre. Non pas dénombrer les morts ou relater la souffrance, mais parler de ces changements qui interviennent au quotidien quand la barbarie s’installe. Un cafetier ouvre son café, comme d’habitude. Mais l’habitude n’y est pas. C’est la guerre, tout autour des explosions et pas un client à qui parler. Un texte qui parle d’amour, de mort. Une lecture plus efficace qu’une mise en scène… —Cinq textes lus dans le cadre des Libertés sur paroles. Le Festival fête ainsi, à sa manière, le 150e anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Les lectures ont été servies par les comédiens-stagiaires de l’Académie théâtrale de l’Union-Centre dramatique national du Limousin. — Jour de marché à Danki du Sénégalais Boubacar Boris Diop. L’esclavage moderne que subit le personnel de maison est au centre de ce récit. Texte concis et fort pour l’histoire d’une folie meurtrière. — La Belge Laurence Vielle aborde, dans Rassembler les morceaux, un autre aspect du problème : l’asservissement à travers la perte de la langue. Inspirée de la vie de Tevfic Esenç, le dernier des oubykhophones décédé en octobre 1992, la pièce de Vielle instaure un dialogue entre ce «dernier des Mohicans» et un ethnologue.
Très, très appréciées du public à Limoges, les «lectures» de textes dramaturgiques. Sans représentation, l’interprétation vocale prenait un relief saisissant. On a pu ainsi goûter à : — Matins de… quiétudes de l’Algérien M’hamed Benguettaf. Une table et une chaise pour tout décor et la voix grave de l’auteur pour raconter la guerre. Non pas dénombrer les morts ou relater la souffrance, mais parler de ces changements qui interviennent au quotidien quand la barbarie s’installe. Un cafetier ouvre son café, comme d’habitude. Mais l’habitude n’y est pas. C’est la guerre, tout autour des explosions et pas un client à qui parler. Un texte qui parle d’amour, de mort. Une lecture plus efficace qu’une mise en scène… —Cinq textes lus dans le cadre des Libertés sur paroles. Le Festival fête ainsi,...
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