Qualifiée de «cabas sur roues» par ses détracteurs, la micro-voiture Smart conçue par Daimler-Benz et le groupe suisse SMH est enfin arrivée sur les routes européennes. Malgré ses déboires de l’année dernière, lorsqu’un échec au célèbre test dit de l’évitement de l’élan l’avait contraint à revoir sa stabilité et à reporter de six mois son lancement, Daimler dit avoir 25 000 commandes en main et prévoit de vendre au moins 120 000 Smart par an. Les déboires de la Smart fin 1997, peu après un échec de la nouvelle Mercedes classe-A au même test de tenue de route dans des conditions extrêmes, avaient fortement nui à l’image du constructeur allemand. La crise avait entraîné l’éviction de Johann tomforde, chef de l’équipe qui a conçu la Smart, et son assignation à d’«autres fonctions». Micro Compact Car (MCC), la coentrprise mise sur pied par Daimler et SMH, avait décidé en février de modifier le châssis de la Smart et d’abaisser son centre de gravité. Ces transformations ont repoussé de six mois le lancement initialement prévu au printemps, entraînant un manque à gagner que MCC a chiffré à 300 millions de marks. «Mercedes (...) pourrait écrire un livre sur comment ne pas lancer de nouveaux produits», avait à l’époque ironisé l’austère Financial Times. Six mois plus tard, MCC, détenu à 81% par le constructeur allemand, entend confondre ses détracteurs en laissant le marché juger sa micro-voiture urbaine, conçue à partir d’une idée de Nicolas Hayek, président de la SMH et inventeur de la montre Swatch. D’un prix de 57 400 francs ou 17 000 marks pour le modèle de base – la Smart se décline en trois versions la nouvelle biplace vise une jeune clientèle urbaine, bien que certains analystes la jugent trop chère et trop petite. Assemblée en seulement quatre heures et demie à l’usine de Hambach en Moselle, la Smart a été saluée comme un symbole de l’unité européenne par le chancelier allemand sortant, Helmut Kohl.
Qualifiée de «cabas sur roues» par ses détracteurs, la micro-voiture Smart conçue par Daimler-Benz et le groupe suisse SMH est enfin arrivée sur les routes européennes. Malgré ses déboires de l’année dernière, lorsqu’un échec au célèbre test dit de l’évitement de l’élan l’avait contraint à revoir sa stabilité et à reporter de six mois son lancement, Daimler dit avoir 25 000 commandes en main et prévoit de vendre au moins 120 000 Smart par an. Les déboires de la Smart fin 1997, peu après un échec de la nouvelle Mercedes classe-A au même test de tenue de route dans des conditions extrêmes, avaient fortement nui à l’image du constructeur allemand. La crise avait entraîné l’éviction de Johann tomforde, chef de l’équipe qui a conçu la Smart, et son assignation à d’«autres fonctions»....
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