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Actualités - Chronologie

Mobilisation des partisans de la fatwa

Les partisans de l’application de la fatwa (décret religieux) contre Salman Rushdie font monter la pression pour réaffirmer la validité de la condamnation à mort de l’écrivain britannique et fragiliser l’accord entre Téhéran et Londres sur cette affaire. L’ayatollah Saneï, une très haute personnalité religieuse connue pour ses opinions radicales mais aussi politiquement proche du président Khatami, a fait voler en éclat les espoirs de ceux qui tablaient, à Londres ou à Téhéran, sur une annulation de la prime, ou au moins sa mise en veilleuse. «Pour rendre la fatwa éternelle et inciter à son application, j’ai décidé d’augmenter la prime fixée par la fondation», a déclaré M. Saneï, cité lundi par la presse iranienne. Cette annonce intervient également après une démarche la semaine dernière d’une majorité de parlementaires iraniens — 150 sur 270 — en faveur de l’application de la fatwa, présentée comme un «ordre de Dieu». «Cette prime est un grand honneur pour la fondation, que nous devons conserver», a souligné l’ayatollah Saneï, montrant que la fatwa demeurait un enjeu privilégié dans la lutte entre les factions du régime. L’ayatollah Saneï avait déjà annoncé une augmentation de la prime de 2 à 2,5 millions de dollars au début de l’année 1997, provoquant un regain de tension entre l’Union européenne et l’Iran sur ce dossier. Dans un encart publicitaire publié dimanche par la presse iranienne, l’ayatollah Saneï a été présenté comme «responsable du financement et du paiement de la prime pour l’exécution de Salman Rushdie» et la fondation 15-Khordad comme un «organisme officiel et révolutionnaire iranien». Elle est financée par des cotisations religieuses, mais son chef est directement nommé par le guide de la République islamique, successeur de Khomeyni et plus haute autorité du régime, l’ayatollah Ali Khamenei.
Les partisans de l’application de la fatwa (décret religieux) contre Salman Rushdie font monter la pression pour réaffirmer la validité de la condamnation à mort de l’écrivain britannique et fragiliser l’accord entre Téhéran et Londres sur cette affaire. L’ayatollah Saneï, une très haute personnalité religieuse connue pour ses opinions radicales mais aussi politiquement proche du président Khatami, a fait voler en éclat les espoirs de ceux qui tablaient, à Londres ou à Téhéran, sur une annulation de la prime, ou au moins sa mise en veilleuse. «Pour rendre la fatwa éternelle et inciter à son application, j’ai décidé d’augmenter la prime fixée par la fondation», a déclaré M. Saneï, cité lundi par la presse iranienne. Cette annonce intervient également après une démarche la semaine dernière d’une...