La Coface inquiète de la gravité de la crise indonésienne
le 12 mars 1998 à 00h00
Le président du groupe d’assurance-crédit Coface, François David, s’est dit «préoccupé» par la crise indonésienne et a dit craindre une crise économique sérieuse qui pourrait provoquer des faillites supplémentaires d’entreprises et des mouvements sociaux dans le pays. François David qui s’exprimait, lors d’une conférence de presse, a indiqué que la crise indonésienne avait eu des impacts sur le chiffre d’affaires de son groupe. «Comme tous les autres assureurs», a-t-il ajouté. Le président de la Coface a en outre souligné que les «défaillances» d’entreprises, notamment de PME avaient été supérieures aux prévisions. Il n’a pas fourni de chiffres. Pour l’ensemble de l’Asie, la Coface a provisionné 100 millions de FF pour le second semestre de 1997 afin de faire face aux impayés, a-t-il dit. «Aujourd’hui, nous continuons à couvrir 30% de ce que nous faisons avant la crise», a expliqué François David à propos de l’Indonésie, précisant que la Coface avait «réduit substantiellement» ses prises de risques sur ce pays. Le patron de la Coface a néanmoins relevé que son groupe demeurait le seul assuré privé au monde à poursuivre une politique d’assurance-crédit sur l’Indonésie. Si la Coface entend poursuivre cette politique, elle met toutefois en garde contre les transactions comportant trop de risques. «Si les exportateurs veulent y aller sans couverture Coface, libre à eux d’y aller», a lancé François David, les invitant néanmoins à la plus grande prudence face aux acheteurs qui présentent des «certitudes de risques». «Nous ne couvrons pas», a-t-il insisté. «Nous ne savons pas ce que ce pays va donner dans les semaines à venir», s’est-il inquiété en notant que son stock de riz permettait une consommation d’un mois seulement. «Plus personne ne veut vendre de riz à ce pays. Il se peut qu’il y ait une crise importante dans ce pays», a-t-il poursuivi. François David a néanmoins souligné que son groupe continuait à faire confiance à l’Asie. «Nous disons aux opérateurs: ne vous démoralisez pas. Rester prudents. Continuez à faire du commerce», a-t-il dit. Le président de la Coface a rappelé que son groupe avait une expérience des crises financières en citant la dévaluation du Franc CFA et du Peso mexicain. «Nous (la Coface) serons à l’aise en cas de continuation de la crise», a-t-il assuré. De son côté, Philippe Rémond, numéro deux de la Coface, a indiqué que la provision totale de la Coface pour d’éventuels impayés se montait à 170 millions de FF dont 100 millions pour l’Asie.«On a du mou, si la crise se poursuit», a-t-il dit à Reuter en marge de la conférence de presse. (Reutres)
Le président du groupe d’assurance-crédit Coface, François David, s’est dit «préoccupé» par la crise indonésienne et a dit craindre une crise économique sérieuse qui pourrait provoquer des faillites supplémentaires d’entreprises et des mouvements sociaux dans le pays. François David qui s’exprimait, lors d’une conférence de presse, a indiqué que la crise indonésienne avait eu des impacts sur le chiffre d’affaires de son groupe. «Comme tous les autres assureurs», a-t-il ajouté. Le président de la Coface a en outre souligné que les «défaillances» d’entreprises, notamment de PME avaient été supérieures aux prévisions. Il n’a pas fourni de chiffres. Pour l’ensemble de l’Asie, la Coface a provisionné 100 millions de FF pour le second semestre de 1997 afin de faire face aux impayés, a-t-il dit....
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