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Actualités - Chronologie

Boxe Championnat du monde des super-légers (WBA) Rahilou-Mitchell : Rahilou trépigne

Khalid Rahilou a envie de boxer, mais plus dans une salle d’entraînement. Inactif depuis huit mois, le Français veut goûter à nouveau au ring, aux acclamations de la foule et... à la victoire, seule issue envisagée pour la prochaine défense de son titre mondial des super-légers (WBA) face à l’Américain Shramba Mitchell, samedi soir à Bercy. «L’entraînement ne m’intéresse pas. Je suis bien, dans les temps, et je serai prêt pour la pesée et surtout au soir du combat», affirme Rahilou qui, de caprices de promoteur (américain) en report et annulation, a été privé de compétition depuis le 21 février, date de sa victoire aux points sur Jean-Baptiste Mendy. Pas étonnant donc qu’il trépigne à l’idée de se retrouver entre les cordes du ring du Palais omnisports de Paris-Bercy, là où il avait livré avec Mendy une bataille héroïque et à rebondissements durant 12 reprises. Pressé de remettre les gants, Rahilou n’a toutefois sauté aucune étape d’une préparation orchestrée par Louis Acariès pour régler chaque mécanisme. «C’est comme une horloge, il faut qu’elle soit au point au bon moment, explique le champion. Et pour cela, il faut passer par la période très dure qui va crescendo jusqu’à une semaine avant le rendez-vous. Puis l’entretien des derniers jours». Dans la salle de La Plaine, aux portes de Paris, Rahilou n’a ainsi pas ménagé sa peine, mis à l’épreuve notamment d’un «sparring» de qualité, Harold Warren, champion des États-Unis des super-plume. Ce petit Texan râblé répondait coup pour coup, testant sans relâche la garde, les esquives, la capacité d’encaisser du champion et sa patience. Prêt à tout Le résultat satisfait l’entraîneur. «Il est un peu comme lors de sa préparation pour le combat contre Frankie Randall (que Rahilou a détrôné en janvier 1997)», se réjouit Louis Acariès, tout en n’hésitant pas à monter le ton lorsque son protégé oublie la finesse de sa boxe pour se laisser entraîner dans la «bagarre», comme ce pourrait être le cas face à Mitchell. «Louis veut que je fasse toujours de la belle boxe mais je suis prêt à tout. S’il (Mitchell) me rentre dedans, c’est bien. S’il faut aller le chercher, j’irai. Et s’il veut la bagarre, je saurai aussi répondre, affirme Rahilou. Et surtout, je serai plus vigilant et plus attentif que contre Mendy». Pour éviter ainsi la mésaventure du passage au tapis infligé par son compatriote à la 3e reprise. Car Rahilou, malgré ses 32 ans, n’est pas un champion usé et reste ambitieux. «Si De La Hoya veut que je monte en welters, j’irai et si Chavez accepte enfin le combat, je suis également partant», insiste le champion, attiré par une nouvelle aventure américaine et par les bourses plus coquettes... Welters (WBA): Pestraiev-Page maintenu Le combat entre le Russe Andreï Pestraiev et l’Américain James Page, pour le titre mondial vacant des welters (WBA), est maintenu au programme de la réunion de Bercy, samedi, a assuré le promoteur Michel Acariès, au lendemain d’une décision de la justice américaine. «Je me fous de cette décision», a lancé Michel Acariès, en référence au jugement rendu la veille par un juge du New Jersey réclamant à la WBA de ne pas accorder le label mondial au combat Pestraiev-Page pour donner une chance au Mexicain Jose Luis Lopez. Ce dernier, No2 du classement de la catégorie, soutient qu’en cas de vacance du titre, celui-ci doit être mis en jeu entre le premier et le deuxième du classement. «Je suis le promoteur de la soirée, j’ai un combat à faire en France, entériné par la WBA, et c’est un manager faisant une injonction devant la justice américaine qui va changer les choses, a insisté Acariès. Lopez était bien No2 mais il a été déclaré positif et c’est donc logiquement le No1 contre le No3, soit Pestraiev contre Page». Selon Michel Acariès, Lopez a été contrôlé positif après le match nul réussi en octobre 1997 contre le Ghanéen Ike Quartey. Ce dernier a plus tard été déchu de son titre pour ne pas l’avoir défendu dans les délais. «La WBA est face à un dilemne important avec d’un côté le juge américain et de l’autre un promoteur français qui a fait des investissements et doit répondre à un contrat TV», a expliqué le promoteur qui a multiplié les échanges téléphoniques avec la WBA dans l’attente de l’arrivée en France, jeudi, des représentants de l’organisation mondiale basée au Venezuela. (AFP)
Khalid Rahilou a envie de boxer, mais plus dans une salle d’entraînement. Inactif depuis huit mois, le Français veut goûter à nouveau au ring, aux acclamations de la foule et... à la victoire, seule issue envisagée pour la prochaine défense de son titre mondial des super-légers (WBA) face à l’Américain Shramba Mitchell, samedi soir à Bercy. «L’entraînement ne m’intéresse pas. Je suis bien, dans les temps, et je serai prêt pour la pesée et surtout au soir du combat», affirme Rahilou qui, de caprices de promoteur (américain) en report et annulation, a été privé de compétition depuis le 21 février, date de sa victoire aux points sur Jean-Baptiste Mendy. Pas étonnant donc qu’il trépigne à l’idée de se retrouver entre les cordes du ring du Palais omnisports de Paris-Bercy, là où il avait livré avec...