L’armée israélienne a levé jeudi le blocus qu’elle a imposé depuis le 30 septembre sur la ville autonome palestinienne de Hébron en Cisjordanie après un attentant à la grenade, a-t-on appris de source militaire. Le couvre-feu auquel sont soumis les 20.000 habitants palestiniens de la zone sous occupation israélienne de la ville est toutefois maintenu, selon la même source. Treize militaires israéliens et onze civils palestiniens ont été blessés le 30 septembre, jour de la fête du Kippour (Grand pardon), le plus saint de la religion juive, par l’explosion de deux grenades à Hébron. Quelque 400 colons juifs vivent parmi 120.000 habitants palestiniens à Hébron, point focal des tensions judéo-arabes. Lundi, l’armée a prolongé jusqu’à la fin de la fête juive de Soukkot (fête des Cabanes), le 13 octobre, le bouclage total de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, n’autorisant exceptionnellement l’entrée en Israël que pour des «raisons humanitaires», en particulier médicales. Le bouclage, imposé de crainte d’attentats palestiniens, est pratiquement en vigueur depuis le 10 septembre. Ce jour-là, l’armée israélienne avait tué en Cisjordanie deux chefs de la branche armée du Mouvement de la résistance islamique (Hamas). Le bouclage a été renforcé pour les fêtes juives de la fin septembre-début octobre, les services de sécurité ayant fait état d’informations sur des projets d’attentats imminents et à grande échelle du Hamas, pour venger la mort de ses cadres. Un tué et un blessé dans des affrontements armés Par ailleurs, l’armée israélienne a tué un Palestinien et a sérieusement blessé un photographe. Amjad Jamal al-Natché, 21 ans, de citoyenneté jordanienne, a été mortellement atteint d’une balle dans la tête tirée par les militaires. Sept autres Palestiniens, dont le photographe, ont été blessés, selon un bilan médical. Natché, qui résidait à Akaba en Jordanie, se trouvait à Hébron pour rendre visite à des parents. Il a été transporté à l’hôpital Ahli où il est mort deux heures plus tard. Ses funérailles doivent avoir lieu vendredi. La confrontation a éclaté après la levée par l’armée du blocus imposé à la ville. Les manifestants ont jeté des pierres sur des militaires, qui ont riposté en tirant des balles d’acier enrobées de caoutchouc, selon des témoins. Le photographe, Hossam Abou Alan, 41 ans, qui couvrait la manifestation, a été touché d’une balle caoutchoutée à la nuque. Il a été opéré à l’hôpital Ahli et les médecins ont indiqué que sa vie n’était pas en danger. Les collègues de M. Abou Alan ont accusé les militaires israéliens d’avoir délibérément visé les journalistes. Dans un communiqué, l’Association des journalistes palestiniens a affirmé que l’armée avait «tiré de façon préméditée» sur le photographe. «Il est évident qu’ils nous visaient», a déclaré M. Nasser Shiyoukhi, photographe de l’agence américaine Associated Press, qui couvrait la manifestation avec M. Abou Alan. «Ils pouvaient nous voir, ils savent qui nous sommes, mais ils ont continué à tirer», a-t-il dit. «Nous étions au milieu de la rue pour prendre des photos de deux Palestiniens qui venaient d’être blessés. Les soldats étaient à 60 ou 70 mètres», a-t-il dit. Un porte-parole militaire a présenté les excuses de l’armée. Il a affirmé que les soldats n’avaient pas réalisé que M. Abou Alan était photographe et qu’il avait été touché par accident. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’armée israélienne a levé jeudi le blocus qu’elle a imposé depuis le 30 septembre sur la ville autonome palestinienne de Hébron en Cisjordanie après un attentant à la grenade, a-t-on appris de source militaire. Le couvre-feu auquel sont soumis les 20.000 habitants palestiniens de la zone sous occupation israélienne de la ville est toutefois maintenu, selon la même source. Treize militaires israéliens et onze civils palestiniens ont été blessés le 30 septembre, jour de la fête du Kippour (Grand pardon), le plus saint de la religion juive, par l’explosion de deux grenades à Hébron. Quelque 400 colons juifs vivent parmi 120.000 habitants palestiniens à Hébron, point focal des tensions judéo-arabes. Lundi, l’armée a prolongé jusqu’à la fin de la fête juive de Soukkot (fête des Cabanes), le 13 octobre, le...