Le sélectionneur national italien, Dino Zoff, a fermement défendu mardi le football des accusations de dopage qui le visent en Italie et qui font l’objet de plusieurs enquêtes. «Je serai peut-être démenti par les faits demain, mais je suis persuadé que le dopage ne fait pas partie de la philosophie du football. Il existe certes des exceptions mais je suis prêt à exclure que l’on fasse usage d’EPO (Erytropoietine) et d’anabolisants», a affirmé l’ancien gardien de but international de la Juventus, à Coverciano, où il prépare avec la «squadra azzurra» la délicate rencontre des éliminatoires de l’Euro 2000 contre la Suisse, samedi soir, à Udine. Au sujet des enquêtes en cours, M. Zoff a estimé qu’il convient de les mener en profondeur afin de procéder à un éclaircissement général: «On ne peut se baser sur les rumeurs quotidiennes de soupçons, c’est le problème majeur. Mais je suis optimiste car, jusqu’à présent, seules des irrégularités du laboratoire antidopage ont été décelées». Le sélectionneur national a aussi parlé des substances interdites par les règlements antidopage: «Si les substances sont autorisées dans les normes, nous ne sommes pas en présence de dopage, pour moi c’est surtout une question de bon sens et de tact». M. Zoff est resté assez évasif sur la menace de grève du championnat pour six mois avancée lundi par le président de l’association des joueurs professionnels, l’avocat Sergio Campana, pour protester contre les soupçons pesant sur les joueurs de la Juventus, de Parme et d’Udinese: «Si elle sert à clarifier la situation, d’accord. C’est Campana qui doit trouver les armes pour freiner cette situation. Comme Bertinotti avec la loi de finances, lui seul sait ce qu’il doit faire, pas les autres». La Lazio répond à la Juventus Le directeur général de la Lazio, Jairo Velasco, a exprimé mardi son désaccord avec le président honoraire de la Juventus, Umberto Agnelli, qui, dimanche, s’était dit inquiet de voir le championnat d’Italie faussé par les enquêtes en cours sur le dopage. Dans une déclaration au quotidien «Corriere dello Sport» de mardi, M. Velasco a clairement dit n’être «pas d’accord» avec M. Agnelli. «Le championnat aurait risqué d’être faussé si toute cette histoire et ces contrôles occultés étaient restés cachés», a estimé le dirigeant de la Lazio. Celui-ci a cependant critiqué «la presse à sensation» et exprimé «toute sa solidarité aux joueurs concernés dans ces malentendus douloureux». «Les clubs doivent veiller sur les joueurs comme un père sur un fils», a-t-il ajouté. M. Agnelli avait affirmé dimanche, lors du match de la 4e journée du championnat d’Italie Juventus-Piacenza (1-0), que Raffaele Guariniello, le magistrat de Turin enquêtant sur le dopage dans le football, devait conclure au plus vite son enquête sous peine de fausser le déroulement du championnat.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le sélectionneur national italien, Dino Zoff, a fermement défendu mardi le football des accusations de dopage qui le visent en Italie et qui font l’objet de plusieurs enquêtes. «Je serai peut-être démenti par les faits demain, mais je suis persuadé que le dopage ne fait pas partie de la philosophie du football. Il existe certes des exceptions mais je suis prêt à exclure que l’on fasse usage d’EPO (Erytropoietine) et d’anabolisants», a affirmé l’ancien gardien de but international de la Juventus, à Coverciano, où il prépare avec la «squadra azzurra» la délicate rencontre des éliminatoires de l’Euro 2000 contre la Suisse, samedi soir, à Udine. Au sujet des enquêtes en cours, M. Zoff a estimé qu’il convient de les mener en profondeur afin de procéder à un éclaircissement général: «On ne peut se baser...